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Tome troisième.
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IG8 HISTOIRE DE DIX ANS.

fait savoir qu'elle désapprouve hautement toutes ces dé-marches; qu’aucune députation ne sera reçue; que lesinstitutions concédées par le Pape sont excellentes; qu’ilfaut qu’on s’y soumette. Un emprunt réalisé avec l’aidede l’Autriche expliquait ce langage impérieux qu’allaitappuyer un corps de cinq mille bandits.

Le 10 janvier 1832, le cardinal Bernetti notifia auxquatre représentants d’Autriche, de France , de Prusse etde Russie , la résolution prise par Sa Sainteté d’envoyerses troupes dans les légations et de dissoudre les gardesciviques. L’Angleterre réprouva hautement la conduite duPape '. Les autres Puissances, au contraire, s’accordèrent,dans leurs réponses, à glorifier la sagesse du souverainpontife, et à blâmer les Romagnols, abandonnés à sa ven-geance comme ingrats et rebelles. « S’il arrivait, disait« l’ambassadeur de France , M. de Saint-Aulaire, que,« dans leur mission toute pacifique, les troupes exécutant« les ordres de leur souverain rencontrassent une résis-« tance coupable, et que quelques factieux osassent« commencer une guerre civile aussi insensée dans son« but que funeste dans ses résultats, le soussigné ne fait« nulle difficulté de déclarer que ces hommes seraient« considérés comme les plus dangereux ennemis de lak paix générale par le gouvernement français . » Le lan-gage des ambassadeurs d’Autriche, de Prusse et de Russie ne fut pas moins significatif : tous ils promirent au sou-verain pontife l’appui de leurs Cours, dans le cas où sesordres ne rencontreraient pas « une soumission immé-« diate et sans conditions. >*

A la lecture de ces réponses publiées dans le journal

‘ Voir aux pièces justificatives, n° 2.