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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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officiel de Rome , les Romagnols, surpris et désespérés,s'animent à la résistance. Quelques-uns parlaient encorede céder à la force, mais la plupart n’écoutaient déjà plusque les conseils de leur indignation. Ils faisaient remar-quer que, non contents de les vouloir opprimer, leursennemis les calomniaient. Ne les avait-on pas appelés,jusque dans la note du représentant de la France , de laFrance de juillet, des insensés, des factieux? Et pour-quoi? Ce n’était pas probablement parce qu'ils avaientrefusé de porter la cocarde pontificale : aucun ordre deRome , à cet égard, ne leur était parvenu; et puis pourquelle raison une garde, qui n’est ni soldée ni enrôlée parle Pape, serait-elle soumise à l’obligation de porter salivrée? N’avait-on pas osé dire de la garde civique, gar-dienne si zélée de l’ordre public et des propriétés, qu’elles'était érigée en corps délibérant, qu’elle avait prêché ladésobéissance l’épée à la main, qu'elle avait pillé lescaisses publiques? Qu’attendre d’un Pouvoir qui procédaitainsi par le mensonge, comme si ce n’était pas assez pourlui de recruter ses armées dans les prisons de Civita Castel-lana, du fort Saint-Ange et de Saint-Leo ? Si la libertéitalienne était destinée à périr, il ne fallait pas, du moins,qu’elle mourût sans avoir trouvé de défenseurs. Était-ilpossible, d’ailleurs, que la France souscrivît au pactequ’on signait en son nom, pacte odieux que n’avait pasvoulu signer le représentant de l’Angleterre? Les actes sejoignant à ces imprécations, les gardes civiques prirentles armes.

Le cardinal Albani avait été nommé commissaire ex-traordinaire, et il avait chargé un officier autrichien, lebaron Marchai, de diriger les opérations militaires. Les