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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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à Rome . Dans le cas où ce délégué ne lui apporterait pasun ordre de débarquement, le commandant Gallois devaittransporter le G6' à Oran et revenir lui-même à Toulon En même temps, le général Cubières, commandant en chefde l’expédition, dut partir pour Rome en passant par Li-vourne , alïn de s’entendre avec le Pape sur l'occupationd’Ancône par les Français. L’escadre ayant à tourner toutel'Italie , on calculait que le général Cubières aurait eu letemps de voir le souverain pontife, de lui communiquerses instructions, d’obtenir son assentiment, et d’arriver àAncône , avant que le capitaine Gallois et le colonel Combey eussent paru. Or, il advint que, d’une part, le généralCubières fut retardé dans son voyage parles vents con-traires, et, de l’autre, que l’escadre fit sa traversée avecune célérité tout-à-fait imprévue. Aussi le général Cubièrestrouva-t-il, en arrivant à Rome , M. de Saint-Aulaire enproie au plus grand trouble. Le Pape venait de tomberdans un violent accès de colère, et le cardinal Rernettis’était écrié : « Non, depuis les Sarrasins, rien de sem-« blablen’avait été tenté contre le Saint-Père! » On savait,depuis quelques heures, la nouvelle de l'occupationd’Ancône .

Cette audacieuse occupation avait eu lieu dans la nuitdu 22 au 23 février 1832. Le commandant Gallois était unhomme de résolution et de coup-d’œil, qui, dès l’enfance,s’était toujours montré amoureux de l’impossible et prêt àl’oser. Ne trouvant pas à Ancône le délégué de M. deSaint-Aulaire, il prit hardiment sous sa responsabilité person-nelle le parti le plus conforme à l’honneur du drapeau.Il fit tout préparer pour le débarquement et pour l’as-saut, et prévint le colonel Combe qu’il aurait à s’emparer