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Tome troisième.
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CHAPITRE IV.

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ser à la multitude, soudainement attaquée, aucun moyende se dissiper, ni aucune issue pour s’enfuir. Les soldatsmarchaient par fdes et s'avancaient eu silence, les tam-bours portant leur caisse sur le dos. Ici, à travers la placeSaint-André, les grenadiers, conduits par le commissairede police Vidal là, le long de la rue du Quai, les voltigeursconduits par le commissaire de police Jourdan. Tout-à-coup, du côté de la place Saint-André, un cri terrible sefait entendre : « soldats, en avant! » Le commissaire depolice a disparu, aucune sommation n'est faite ; les grena-diers entrent dans la rue au pas de charge et la baïonnettecroisée. Saisie d’étonnement et d'épouvante, la foule seprécipite du côté opposé ; mais à l'instant môme paraissent,à dix pas d’elle, les voltigeurs qui s’avancent rapidementet que le commissaire de police Jourdan ne peut parvenirà arrêter. « Cernez et piquez » , tel est l'ordre féroce quis'échappe de la boucherTun officier. Les soldats s'élancent,se déployant, des deux côtés, sur foute la largeur de larue, et perçant de leurs baïonnettes les malheureux qu'ilspeuvent atteindre. Ce fut bientôt un spectacle abominableet déchirant. Des femmes sont renversées et foulées auxpieds, des enfants qui fuient sont frappés pai' derrière.Les cris grâce ! au secours ! on m’assassine ! se font en-tendre de toutes parts. Les uns cherchent à se glisser lelong des maisons, mais ils vont se heurter aux fusils dutroisième rang, plantés dans le mur ; les autres se pressentcontre les fenêtres d’un cabinet littéraire où un asile leurest promis, mais ils ne peuvent tous échapper au danger,lu conseiller à la cour royale de Grenoble , M, Marion,n'a que le temps de se jeter dans l’allée du magasin Bailly,ofi il trouve un homme dont la chemise est couverte de