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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

« avec le regret de n’avoir pas vengé la France des infâmes« traités de 1815. » A un autre : « Ce duc de Wellington !

« je suis sur que je l'aurais battu ! » 11 se fit apporter l’épéeque les officiers des Cent-Jours lui avaient donnée, etl’embrassa avec exaltation, ne voulant plus s’en séparer.Puis, comme il parlait de sa fin prochaine, et qu’on cher-chait à détourner de lui cette pensée funeste : « Qu’im-« porte, s’écria-t-il, que je meure, pourvu que la patrie« vive? » Et le mot patrie fut le dernier qui s’échappa deces lèvres éloquentes, glacées pour jamais.

Le 5 juin, date mémorable, était le jour fixé pour lesfunérailles. Celles de Casimir Périer ayant fourni au gou-vernement l’occasion d’un dénombrement injurieux, lespartis, à leur tour, brûlaient de se compter.

Ceux des légitimistes qui étaient en conspiration perma-nente préparaient tout depuis long-temps pour une insur-rection , mais comme ils rencontraient dans leur propreparti une résistance inflexible et hautaine, ils avaient finipar renoncer au périlleux honneur de l’initiative, et ils sebornaient à exciter par de secrets émissaires l’ardeur dessections républicaines où ils avaient pu pénétrer, prenantà leur solde des ouvriers malheureux, multipliant lesdémarches, prodiguant les promesses, distribuant des car-touches et des pistolets. Deux contre-maîtres, qu’ilsavaient séduits, devaient leur ouvrir, quand il en seraittemps, les portes d’une fabrique d’armes, et ils disposaientde quelques bandes d’hommes résolus qui furent d’avancedistribuées sur divers points du boulevard : à la Made-leine, au Château-d’Eau, sur la place de la Bastille , c’est-à-dire sur toute la ligne du convoi.

Pour ce qui est du parti bonapartiste, il se livrait, à