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Tome troisième.
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CHAPITRE Yll.

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lation aux gardes nationaux qu’il rencontrait blessés,s’avançant vers les groupes silencieux ou hostiles, écar-tant même ceux de l’escorte qui, soit affectation de zèle,soit sollicitude sincère, cherchaient à le couvrir de leurcorps.

Trois heures sonnaient lorsqu’une calèche découverte,dans laquelle se trouvaient MM. Arago, Odilon-Barrot etLaffitte, entra dans la cour des Tuileries. Un inconnu s’é-tant alors élancé à la tête du èheval, le saisit par la brideen s’écriant : « Prenez garde, Messieurs ! M. Guizot sort« de l’appartement du roi : vos jours ne sont pas en« sûreté. » Plus surpris qu’effrayés de cette rencontreinattendue, les trois commissaires se firent annoncer.Une longe intimité avait permis à M. Laffitte d’étudierle monarque, et, sur le seuil de l’appartement royal, ildit à ses collègues : « Tenons-nous bien : il va essayer de« nous faire rire. »

Admis auprès du roi, les députés lui exposèrent que lavictoire qu’il allait remporter était légale et ne devait pasêtre cruelle ; que le moment était favorable pour réparerles fautes commises, pour calmer l’irritation devenuegénérale, et qu’il y aurait sagesse à donner le triomphedes lois pour point de départ à un changement de sys-tème, reconnu nécessaire ; que la popularité du roi ébran-lée, les haines politiques portées à un degré de violenceinouï, la guerre civile dans l’Ouest, la guerre civile dansParis , montraient assez combien était condamnable lesystème du 13 mars : que de ce système étaient découlés,comme autant de conséquences inévitables, les malheursde Grenoble , le désarmement non motivé de la gardenationale dans plusieurs villes, des mesures de rigueur

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