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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

sons exemple, l'obligation de livrer quatre départementsaux rigueurs de l’état de siège -, qu’au tort de cette poli-tique, furibonde à l’intérieur, se joignait celui d’une poli-ticpie dénuée, au dehors, de franchise, d’énergie et dedignité.

La réponse du roi fut telle qu’on devait la prévoir. Sile sang coulait, la faute en était aux factieux, qui seraientchâtiés, mais sans que le cours régulier de la justice fûtinterrompu. Si le roi de France n'avait pas la popularitédu duc d’Orléans , il ne fallait pas s'en étonner après tantde calomnies et d’outrages, fruit des haines de l’espritde parti. Les rigueurs déployées étaient un moyen degouvernement que rendaient indispensables des attaquessans cesse renaissantes. Le compte-rendu, après tout,n’était qu’un exposé de griefs imaginaires, qu’un tissud’accusations injustes, comme celle où l’on reprochait auroi d’ètre insatiable de richesses. Quant à la politique•extérieure, elle avait été ce que permettaient nos inté-rêts et nos ressources : le langage de M. Saint-Aulaire,blâmable peut-être en apparence, se justifiait par le résul-tat ; l’affaire de la Belgique était finie, et si l’on ne pou-vait voir aussi clair dans celle d'Italie , cela tenait à ladifficulté de rendre un pape raisonnable.

Des incidents curieux marquèrent cette entrevue. Dèsles premiers mots, un bruit sinistre s’étant fait entendre :« C'est le canon, dit le roi, qu’on a fait avancer pour for-et cer, sans perdre trop de monde, le cloître Saint-Méry. »En prenant la parole, M. Arago s’était nettement expliquésur sa résolution de n’accepter du gouvernement aucunemploi. M. Odilon-Barrot ayant commencé une déclarationàpeu-près semblable, le roi l'interrompit et lui dit en lui