CHAPITRE Vil.
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frappant Je genou d'un geste amiral : « M. Barrot, je« n'accepte pas votre renonciation. » Comme on reprochaità sa politique des ménagementssinguiiers àl'égard des légi-timistes : « Je me suis toujours rappelé, répondit-il, le motde Kersaint : « Charles I " eut la tète tranchée, et l’An-« gleterre vit son fils remonter sur le trône; Jacques II « ne fut que banni et sa race s’est éteinte sur le conti-« nent. » Mais ce qui domina dans le langage du roi, cefut la crainte qu’on n'attribuât à Casimir Périer l’honneurdu système suivi jusqu’alors. Cet honneur, il le revendi-qua pour lui tout entier, avec insistance, à plusieurs re-prises, et dans l’intention manifeste de .faire passer sonancien ministre pour l'instrument docile d’un esprit supé-rieur. J1 appuya beaucoup aussi sur l’inébranlable con-stance de sa volonté, volonté qui n’avait fléchi qu’unefois, lorsqu’il s'était agi d’abandonner les tleurs de lys,propriété de la branche cadette aussi bien que de la brancheaînée. Enfin, parmi les paroles échappées à une improvi-sation abondante, les députés remarquèrent celles-ci, unpeu hasardées dans la bouche d’un roi diplomate : « Chez« toutes les nations de l'Europe , l’élément des révolu-« tiens existe, et toutes n’ont pas l'étoffe d'un duc d'Or-« léans pour les terminer. »
A l’issue de cet entretien, voici en quels termes Louis-Philippe s'exprima sur les trois commissaires, devantquelques-uns de ses familiers qui l’attendaient dans unepièce voisine : « M. Odilon Barrot a été sententieux et« doux, M. Laffitte solennel. M. Aragoextrêmement vif. «Cependant, autour de Saint-Méry. les attaques succé-daient aux attaques. Pressés avec acharnement, cernés,réduits presque de moitié, et n'avant plus qu’une centaine