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Tome troisième.
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CHAPITRE Tilt.

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enfin à les traîner devant les tribunaux. Le 27 août, lePère Enfantin et MM. Michel Chevalier , Barrault, Duvey-rier, Olinde Rodrigues , furent appelés à comparaîtredevant la cour d’assises. On les accusait : 1° du délitprévu par l’article 291 du Code pénal, lequel interdit lesréunions de plus de vingt personnes 2° du délit d’outrageà la morale publique et aux bonnes mœurs. Voulant don-ner à ce procès le plus d’éclat possible, Enfantin fit assi-gner comme témoins, non-seulement tous les membresde la famille de Ménilmontant, mais encore quelques-unsde ceux qui, en dehors de cette étroite communauté,professaient les doctrines saint-simoniennes.Lejour étantvenu, les disciples de Saint-Simon se rangèrent dans unordre symétrique, M. Michel Chevalier fit sonner le départ,et la petite colonie se mit en marche.

La grandeur des questions qui allaient être débattueset le talent des accusés donnaient à la lutte judiciaire quise préparait plus d'importance que n’en ont la plupartdes combats diplomatiques ou parlementaires. Mais cen’était pas à cause de cela que la curiosité publique étaitvivement excitée; ce que les Parisiens recherchaient, duspectacle promis à leur impatience, c’était moins sa signi-fication véritable que sa singularité : on s’attendait àune mise en scène divertissante et neuve. Aussi la foulese pressait-elle sur le passage des saint-simoniens.

Lorsqu’ils entrèrent dans la salle, tous les yeux se fixè-rent sur Enfantin . 11 portait un habit semblable à ceux dela famille, mais d’une couleur plus claire, et ces mots :LE PÈRE, étaient écrits sur sa poitrine. Deux femmes,M me ‘ Aglaé Saint-Hilaire et Cécile Fournel étaient derrièrelui. Debout, à l’extrémité supérieure du banc des préve-