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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

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publiquement adressée par un magistrat à une femme causaparmi les auditeürs un étonnement pénible, et ce fut souscette impression qu’ils attendirent la défense des accusés.

M. Olinde Rodrigues , on l’a vu, avait fait scission ; iln’avait pas suivi Enfantin à Ménilmontant, il n'avait pasrevêtu l’habit apostolique. Sa position dans le procès étaitdonc toute particulière. Aussi se borna-t-il à venger lamémoire de Saint-Simon, son maître, de quelques atta-ques imprudemment hasardées par l’avocat-général, et il.le fit en termes clairs, précis, incisifs. MM. Michel Cheva-lier , Duvevrier, Barrault, et leurs conseils, MM. Simon,Lambert. d’Eichtal, prirent ensuite la parole :

On déniait à la société saint-simonienne le caractèrereligieux? On lui reprochait d’avoir remplacé par deshommages superstitieux rendus à un homme, le culte dûà la divinité? 11 y avait dans une telle accusation ou unebien grande ignorance ou une bien grande injustice. Qu’a-vait dit, en effet, le Père Enfantin ? Il avait dit : Dieu esttout ce qui est, donc plus de guerre entre les deux prin-cipes, l’esprit et le corps, l’intelligence et la chair; nul denous n’est hors de Dieu, mais nul de nous n’est Dieu ,donc plus d’esclaves, plus de réprouvés, plus d’adorationservile de l’homme à l’égard de l'homme, plus d’exploi-tation despotique ; chacun de nous vit de la vie de Dieu ,et tous nous communions en lui, donc plus d’antagonismeentre l'individu et la société, entre l’intérêt et le devoir.Harmonie, égalité, fraternité : voilà les trois vastes idéessociales qu’embrassait la définition donnée par Enfantin de la divinité, et l’on accusait les saint-simoniens de n'êtrepas une société religieuse, de n’avoir sur Dieu d’autresnotions que celles d’un panthéisme confus! Quant à leurs