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Tome troisième.
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CHAPITRE VIII.

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des plaies sociales que révélaient ces troubles mortels.Restait le reproche d'immoralité. Or, qu'y avait-il d’im-moral à demander que les relations entre époux fussentsoumises à un règlement nouveau qui leur ôtàt ce carac-tère d’exclusion, et conséquemment de violence ou de ruseque leur imprimait la loi chrétienne? Aurait-on aboli lemariage, quand l’homme et la femme le plus capables dediriger l'humanité, quand le prêtre et la prêtresse auraientété investis du droit de consacrer par leur sanction lespeines et les plaisirs de l’hymen? Que voyait-on de mons-trueux à ce que, dans un sacerdoce obéi volontairement,l'empire de la beauté se trouvât associé au pouvoir del'intelligence? Cet empire de la beauté, après tout, il étaitabsolu, irrésistible; et ceux-là le subissaienten secret quiaffectaient en public de nier sa légitimité. Car enfin,même sous l'influence de la loi chrétienne, la société s'é-tait bien donné de garde de proscrire les joies de la chair;le peuple, on le savait de reste, allait plus volontiers aubal qu’au sermon; et les députés, personnages graves,venaient de voter moins de huit cent mille francs auxévêques, et près d’un million à l’Opéra. Mais quoi ! cetOpéra n'était-il pas un temple élevé au culte de la beauté?Au milieu des parfums s’exhalant de la chevelure dénouéede ses danseuses, sous la pluie de lumière tombant de sonlustre, devant ces gracieuses phalanges de femmes légèrespassant au travers des riches peintures et des sons d'unemusique enivrante, les sens manquaient-ils d’excitationsfortes, la chair manquait-elle d’adorateurs ? La loi chré-tienne n’était donc pas observée. Eh! comment aurait-elle pu l'être? En disant anathème à la chair, le christia-nisme l'avait poussée à la révolte, et à une révolte pleine