CHAPITRE VUI.
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i( vous voulez vraiment nous juger, il faut que vous pré-« sentiez un remède meilleur que le nôtre. Or, je ne vois,« d’une part, que les Madelonneltes, les Filles repenlan-« les , la Salpétrière 5 de l’autre, que la Force ou Sainle-
« Félagie .Quant à nous, voici nos remèdes ; sancti-
« fication de la beauté et réhabilitation de la chair; direc-« tion et règle des appétits physiques; réorganisation de« la propriété : car la misère du travailleur et la richesse« de l’oisif sont les causes matérielles de l’adultère et deu la prostitution. Mais voyez: lorsque nous venons dire« que la misère héréditaire et l’oisiveté héréditaire, résul-« tats de la constitution actuelle de la propriété, qui est» fondée sur le droit de naissance, doivent cesser, on« nous accuse de vouloir bouleverser l’Etat. Nous avons« beau dire que cette transformation de la propriété 11e« peut se faire que progressivement, pacifiquement, vo-« lontairement ; qu’elle peut se faire beaucoup mieux« que ne s’est opérée la destruction des droits féodaux,« avec tous les systèmes d’indemnité imaginables, et avec« plus de lenteur môme que vous n’en mettez dans les« expropriations pour cause d'utilité publique, on n’é-« coûte pas, on condamne, nous sommes des perturba-« teurs ! Sans nous lasser, nous montrons que cette trans-« formation est appelée par tous les besoins actuels et« futurs de la société ; qu’elle est signalée d’une manièrek palpable par la création du Code de commerce et par« toutes les habitudes industrielles qui favorisent la mo-« bilisation de la propriété, sa transmission de la main« oisive ou peu capable à la main laborieuse et capable,« nous montrons cela ; et vous vous écriez que notre« association est dangereuse ! Il faut bien cependant sub-