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Tome troisième.
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CHAPITRE (III.

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l’assemblée, lorsque, rappelant ce mot de Robespierre :« La Convention ne permettra pas qu’on persécute les« ministres paisibles des diverses religions, » il s’écria :« Vous savez, Messieurs, si nous sommes des hommes« paisibles; nous vous demandons la tolérance de Robes -« pierre. » Mais depuis long-temps déjà la cause des pré-venus était perdue. Enfantin, Duveyrier, Michel Cheva-lier , furent condamnés à un an de prison à cent francsd’amende chacun ; Rodrigues et Rarrault à cinquantefrancs d’amende seulement. La famille avait écouté l’ar-rêt avec le plus grand calme ; elle reprit la route de Ménil-montant, à travers une foule immense qui s’étendait duPalais de Justice à l’Hôtel-de-Ville. La plupart regardaientpasser les saint-simoniens avec un étonnement muet ;quelques-uns murmuraient le nom du Père ; d’autrespoussaient des cris injurieux.

Les condamnés se pourvurent en cassation ; mais lerejet du pourvoi et l’emprisonnement d'Enfantindevinrentbientôt le signal de la dispersion de la famille. Elle ne futpas dissoute, néanmoins. Elle avait profilé de l’intervallequi s’écoula entre le jugement de la cour d’assises et lerejet du pourvoi en cassation, pour envoyer dans diversesparties de la France des missionnaires revêtus de l'habitapostolique; et l’épreuve qu’elle venait de traverser sem-blait avoir accru son ardeur. Dispersée et plus tard absor-bée par le milieu social qu’elle avait si hardiment com-battu, elle continua en quelque sorte son existencecollective, grâce au lien mystérieux des sentiments et desidées. Or, cette parenté indestructible fut le résultat de laréunion des saint-simoniens à Ménjlmonlant. Jusqu’alors,et quoiqu’ils eussent déjà donné à leur association le nom