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Tome troisième.
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CHAPITRE VIII.

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« fut pris dans une battue. — « N’es-tu pas, lui dirent« les chouans, de ceux qui nous ont envoyé des balles« ce matin?— Oui, répondit Valleret, j’ai fait mon de-« voir. » Et ils le laissèrent aller. Il n’en était pas de« même pour les gendarmes et les gardes nationaux. Les« bandes ne leur faisaient pas de quartier. »

Au procès des vingt-deux Vendéens succéda celui deM. Berryer „ Mais la politique qui tramait l'illustre ora-teur sur le banc des accusés n’avait fait, en réalité, quelui fournir l’occasion d’un éclatant triomphe. Lorsqu'ilparut devant le tribunal, jurés et spectateurs se levè-rent par un mouvement spontané. Plusieurs avocatsétaient venus s’asseoir à côté du prévenu. Le présidentleur ayant fait observer que là n'était pas leur place, und’eux, M. Vallon, répondit : « Le banc des accusés est« aujourd’hui tellement honoré, que nous avions cru« nous honorer nous-mêmes en y prenant place. »Quelques paroles nobles et émouvantes suffirent à M. Bcr-ryer pour repousser l’accusation, que le ministère publics’empressa d’abandonner. Il était bien étrange, en effet,qu’on eût arrêté comme instigateur de la guerre civilecelui qui en avait combattu la pensée, en présence de laduchesse de Berri, avec tant d’énergie, d’entraînementet d’éloquence.

Béfugiée à Nantes dans la maison des demoiselles l)u-guignv, Marie-Caroline nourrissait au sein de ses douleurset de ses périls des espérances hautaines. Du fond de sonasile, protégé par la fidélité la plus vigilante et la plusdiscrète, elle entretenait avec quelques-uns de ses parti-sans une correspondance active, et se tenait prête à tirerparti des événements. Parmi les lettres qu'elle écrivit du-