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Tome troisième.
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CHAPITRE VIII.

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elle par conséquent il fallait se tenir sur la réserve. AussiDeutz s’empressa-t-il de demander, à l’aspect de la domes-tique qui vint ouvrir la porte : « Est-ce de celle-là que« vous m’avez parlé? » Et sur la réponse affirmative deM. Duguigny, il ajouta : « et l’autre, est-ce qu’elle est dis-« crête? » Introduit par son guide, Deutz fut reçu dansune chambre où se trouvaient les deux demoisellesDuguigny , M lle Stylite de Kersabiec et M. Guibourg.M. Duguigny affecta de demander si Madame était arrivée,et on lui répondit qu’on le croyait, parce qu’on avait en-tendu du bruit dans la pièce voisine. A l’instant même,M. de Mesnard entrait. Ne le reconnaissant pas, bien qu’ill’eût vu en Italie , Deutz se trouble, recule, et s’écrie avecun accent d’effroi : « Qu’est-ce donc ? Où suis-je ? » Lemalheureux se rappelait sans doute le serment prêté entreles mains de M. de Choulot! La duchesse de lîerri parutà son tour, et s’adressant à Deutz, elle lui demanda d’unton affectueux des nouvelles de sa santé. Deutz ne putrépondre qu’en s’inclinant; puis, sans avoir prononcéune seule parole, il suivit la duchesse de Berri et M. deMesnard dans la mansarde qu’il désigna plus tard à lapolice sous le nom de salon de réception. L’entrevue seprolongea jusqu’à huit heures et demie du soir. Deutz s’yménagea des prétextes pour demander un second entre-tien, car il croyait la duchesse de Berri dans une maisontierce, et il n’en douta plus lorsqu’il vit la princesse cher-cher son châle et son chapeau, comme pour sortir. Dansce moment, M. Duguigny s’étant présenté pour prendreles ordres de Madame : « Si vous avez, dit-il à Deutz,« quelque chose à faire parvenir à S. A. B., je m’en« charge. Vous me trouverez place de la Préfecture ,