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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX ANS.

que la maison serait occupée militairement jusqu’à cequ’on eût découvert la princesse, et cette décision, enten-due de la cachette, y porta jle désespoir. L’agonie desreclusdurait depuis seize heures, lorsque deux gendarmes,qui occupaient la chambre, allumèrent un grand feu avecdes tourbes et des journaux. Il fallut se rendre alors :M 1 " Stylite de Kersabiec cria : « Nous allons sortir, ôtez« le feu » et, d’un coup de pied, M. Guibourg fit tomberla plaque devenue rouge. Le feu fut à l'instant dispersépar les gendarmes, et tandis que, sur le foyer brûlant, laduchesse de Berri se traînait pâle,^chancelante, épuisée defatigue et d’émotion, le général Dermoncourt, averti,montait accompagné du substitut du procureur du roi,M. Baudot, et de quelques officiers. En apercevant le géné-ral, la duchesse de Berri lui dit, comme il l’a raconté lui-même-, « Général , je me remets à votre loyauté. — Ma-« dame, répondit le général Dermoncourt, vous ôtes sous la« sauve-garde de l’honneur français . » Et, conformant saconduite à ses paroles, le général traita en effet la prison-nière avec tous les égards dus à une femme, à une femmemalheureuse surtout. Libre et armée, la mère du duc deBordeaux avait trouvé dans le général Dermoncourt unennemi actif, redoutable ;vaincueet captive, elle ne trouvaplus dans lui qu’un ennemi plein de courtoisie et de géné-rosité. Quant à M. Maurice Duval, qui dans la guerre dela Vendée n’avait pas eu, ainsi que le général Dermon-court, à payer de sa personne, il ne se fit remarqner, encette occasion, que par une grossière affectation derudesse.

Deutz, pendant plusieurs heures, fut gardé à vue parM. Lenormand, commissaire central de police. Le traître