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Tome troisième.
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CHAPITRE VIII.

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était dans un état déplorable, il se frappait la tète contreles murs, s’arrachait les cheveux, et demandait desarmes pour s’ôter la vie.

Le 8 novembre 1832, à huit heures du matin, la du-chesse de Berri s’embarquait, à l’embouchure de la Loire,avec M. de Mesnard et M 11 ' de Kersabiec, sur un petitbrickde guerre ayant à bord le capitaine Leblanc, et commandépar M. Mollien. Le signal fut donné, et celle qui, venue enFrance , comme régente, portait maintenant tous ses effetsrenfermésdans un mouchoir de poche, la bru de CharlesX ,la nièce de la reine des Français , fut conduite prisonnièrevers la citadelle de Blaye , d’où l’on devait faire sortir,sous le règne d’un Bourbon, le déshonneur de la famille !

Parmi les faits qui se rapportent au drame de Nantes ,il en est de fort curieux que nous avons cru néanmoinsdevoir omettre, parce qu’ils ont été consignés déjà dansdivers ouvrages 1 ; mais il se rattache à l’arrestation dela duchesse de Berri un fait très-grave qui est resté incon-nu. Il vaut la peine qu’on le raconte avec quelques déve-loppements, et nous sommes obligé à reprendre les chosesd’un peu plus haut.

En 1831, la Bourse de Paris avait été le théâtre d'unelutte acharnée et mémorable. M. Ouvrard était un spécu-lateur puissant, que jamais ne parurent ni décourager nitroubler, même quand elles venaient de l’abattre, les tem-pêtes soulevées par ses combinaisons. M. Ouvrard eût vo-lontiers bouleversé la Bourse , par une sorte d'instinct

’ Voir : La Vendée et Madame, par le général Dermoncourt : les Mé-moires de la duchesse de Berri, par M. Nettement ; la Biographie dela duchesse de Berri, par MM. Germain Sarrut et Saint-Edme ; Madame,y antes, etc., par M. Guibourg.