CHAPITRE VIII.
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« de manière à faciliter le travail, multiplier la produc-■« tion, la richesse, le bien-être, propager l’enseignement,« défendre lès hommes contre les fléaux qui les attaquent.« Nous demandons qu'elle soit organisée de façon que,« quand un homme comme Broussais se portera candidat,« il soit élu-, qu'il ait pour électeurs des hommes qui ne« l’écartent point : car l'élection bien organisée est à son« tour la loi organisatrice par excellence. Autant en di-« rons-nous pour les lettres et pour les arts : utilité so-«< ciale, gloire, liberté, concours, élection.
« Quant au travail, nous demandons qu’il ne soit plus« subordonné à l'intérêt des avides et des oisifs. Nous« demandons que le travailleur ne soit pas exploité par« les capitaux, que la main-d’œuvre ne soit pas son seul« gain ; qu'il trouve dans l’établissement des banques pu-« bliques, dans la propagation de l’enseignement et des« méthodes, dans la sagesse de la justice et l’assiette de« l’impôt, dans la multiplicité des voies de communiea-« tion, dans la puissance même de l’association, les« moyens de faciliter sa tâche, d'affranchir son activité,« de récompenser son industrie et son courage. Nous de-« mandons surtout que le travail soit le premier des titres« à l’exercice des droits politiques, car les sociétés vivent« par le travail et non par la propriété.
« A ce mot, messieurs, je m’arrête : j’ai besoin de pro-ie longer encore mes explications, car on nous accuse de« doctrines hostiles aux propriétaires, et d’ailleurs je« dois ajouter que, dans la société française, et au milieu« de ce défaut d’organisation et de vie que j’ai signalé« partout, la propriété se présente puissante, organisée.« Notre première révolution l’a constituée sur des bases