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HISTOIRE DE DIX ANS.
« nouvelles, imparfaites, mais fondées sur un principe« utile : celui de la division.
« Cette division, elle Ta opérée seulement en limitant« le droit de transmettre, par l’égalité des partages et l'in-« terdiction des substitutions. Ce n’était pas l’unique« moyen ; par exemple, il eût fallu aussi étendre le droit« d’hérédité, c'est-à-dire que la division de la propriété« se fût accrue et perfectionnée, si l’on ei'it, dans chaque« héritage d’une certaine valeur, affecté une sorte de lé-« gitime à un fonds commun à répartir entre les prolé-« taires.
« Qu’on ne se récrie pas, messieurs, car le fisc ne fait« pas autre chose en prélevant les droits de succession.« Seulement, c'est lui qui en profite, et nous aimerions« mieux que ce fût la main féconde des travailleurs.
« Mais, quoi qu’il en soit, il y a puissance et organisa-« tion de la propriété en France . Le principe de la divi-« sion y a été introduit , et il a multiplié les propriétaires,« multipliés déjà par la vente des biens nationaux ; et cette« possession, fractionnée, divisible, récente, a donné à la« propriété une constitution à la fois vivante et perfec-« tible.
« Quant à nous, nous ne l’avons pas attaquée : le sen-« timent de la propriété compte parmi les sentiments na-« turels à l’homme; mais c'est justement pour cela, c’est« justement parce que l’homme veut posséder, parce qu'il« ne faut pas méconnaître ce penchant, que nous de-« mandons qu'il soit satisfait chez le plus grand nombre« d'hommes possible, au lieu de n'ètre gratifié que chez« quelques-uns et de constituer une exception.
« 11 n’v aurait plus de grandes fortunes, il n’y aurait