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Tome troisième.
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CHAPITRE IJi.

sa:

LecomteOrlorffayantvusesinstances repoussées, quittala Haye, en faisant connaître à l’Europe , par une déclara-tion officielle, que l'empereur de Russie n’entendait points’associer à l’emploi de moyens coercitifs ayant pour butde contraindre le roi des Pays-Bas , par la force des armes,à souscrire aux vingt-quatre articles ; mais qu’il consi-dérait ces articles comme renfermant les seules basessur lesquelles pût s’effectuer la séparation de la Belgique d'avec la Hollande (sauf les amendements admissiblesdans un traité final entre les deux pays). Le comte Orloffdéclarait, de plus, au nom de son maître, que" dans le casoù la neutralité belge serait menacée militairement par laHollande, l'empereur de Russie se réservait de se concer-ter avec ses alliés pour le rétablissement de cette neutra-lité et le maintien de la paix générale.

L’Autriche et la Prusse ayant adhéré àcette déclaration,leurs plénipotentiaires effectuèrent l’échange des ratifica-tions le 18 avril, et les plénipotentiaires de Russie , le 4mai. On approchait dudénoùment : on n’y louchait pas en-core. Les ratifications prussienne et autrichienne n'étaienten effet données que sous la réserve des droits de la con-fédération germanique, relativement à la cession et à l'é-change d’une partie du grand-duché de Luxembourg ; et,quant à la Russie , sa ratification n'était que partielle ; ellecontenait ces mots • « sauf les modifications à apporter« aux articles 9, 12 et 13, dans un arrangement définitif« entre la Hollande et la Belgique . »

La Belgique avait compté sur une ratification pure etsimple de la part de la Russie, et le plénipotentiaire belge n’avait été aucunement autoriséà accepter une ratificationpartielle. C’est ce que fit pourtant M. Van de Weyer, qui,