CHAPITRE IX.
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La Russie, la Prusse et l’Autriche , avaient refusé hau-tement de s’associer à des mesures militaires contre leroi de Hollande . Mais si elles ne consentaient pas à lecombattre, elles ne s’engageaient pas non plus à le sou-tenir, et laissaient ainsi le champ libre aux résolutionsde la France et de l’Angleterre.
Or, ces deux dernières Puissances n’avaient pas attendula note du l" octobre pour menacer Guillaume de leurspréparatifs. Le duc d’Orléans était allé s'entendre àBruxelles , avec le roi Léopold, sur l’entrée possible de nostroupes en Belgique . Une flotte française se rassemblait àCherbourg , une flotte anglaise à Spithead ; et, dès la finde septembre, cinquante mille Français , sous les ordresdu maréchal Gérard, faisaient face aux frontières du nord,prêts à les franchir au premier signal.
La Belgique , de son côté, était à bout de patience. Pardeux sommations, dont l'une fut notifiée à la France le 6octobre, et l’autre à l’Angleterre le 8 du même mois, legénéral Goblet réclama l’exécution, par la voie des ar-mes, du traité des 24 articles.
Ce fut sur ces entrefaites que s'installa, ainsi que nousl’avons raconté, le ministère du 11 octobre. Nous avonsdit que ce ministère avait voulu inaugurer son avènementpar deux grands résultats : l’arrestation de la duchesse deBerri, et la prise de la citadelle d’Anvers qu’occupaientles troupes du roi Guillaume.
Le traité des 24 articles ayant été spécialement dirigécontre la France , ce n'était certes pas à nous qu’il conve-nait de l’aller imposer au roi de Hollande, l’épée à la main.
époque, était à Paris , où sa présence devait intluer sur la formation duministère du tl octobre.