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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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cas où la France s'engagerait à ne pas prolonger au-delàdu temps nécessaire l'occupation du territoire belge parl’armée française. M. de Talleyrand fit cette réponse sin-gulière et peu convenable : « Si la convention était signée« Louis-Philippe, les Anglais n’y adhéreraient pas : ils le« feront, si elle est signée de Broglie. »

Les ministres ne crurent pas devoir attendre l’autorisa-tion diplomatique du Cabinet de Saint-James, et il fut dé-cidéquel’expédition auraitlieu avec ou sans l’autorisationdes Anglais . Mais, à cette nouvelle, le roi ne put dissimu-lerson mécontentement. Blesser l’Angleterre, il ne pouvaits’v résoudre, faisant consister toute sa politique dans l’artdes ménagements et des concessions. 11 essaya en consé-quence de faire revenir ses ministres sur la mesure pareux arrêtée ; ils offrirent alors leur démission. Le roi parutcéder ; et c’est ce qui explique le mouvement de troupesqui se fit à cette époque, alors qu’aucun protocole n’au-torisait encore les Français , au nom de la diplomatie, àse porter sur la frontière.

Mais l'importance était moins de s’en approcher que dela franchir, et la Cour ne manqua pas, sur ce dernierpoint, de multiplier les obstacles. Car le cabinet de Saint-James ne demandait pas mieux que de traîner les chosesen longueur, espérant que les Français , s’ils entreprenaientle siège d’Anvers dans une saison avancée, seraient forcésde le lever honteusement. Voilà quelles préoccupationsperfides couvrait cette alliance anglaise^ tant vantée! Eton ne l’ignorait pas aux Tuileries ; on y avait appris quedans plusieurs salons le duc de Wellington s’était laisséaller jusqu’à dire : « 11 arrivera au maréchal Gérard devant« lacitadelled’Anvers, cequim’estarrivédevantBurgos. »