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Tome troisième.
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CHAPITRE IX.

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il fallait la lui faire promptement et franchement. Selonlui, attaquer Bréda et Bois-le-Duc valait mieux que des’arrêter au siège de la citadelle d’Anvers et du fort Lillo.11 disait avec raison que, si les Puissances signataires dutraité du 15 novembre en souhaitaient sincèrement l’exé-cution, elles ne pouvaient s'opposer à ce qu’on prît pourle faire exécuter des mesures vigoureuses et décisives. Dureste, ces dispositions étaient aussi celles du généralSaint-Cyr Nugues et du général Haxo, officiers d'un mé-rite éminent, que tourmentait le désir des entrepriseshardies, et qui eussent volontiers tracé le plan d’invasionde la Hollande, où ils auraient été bien-aise de recommen-cer Pichegru .

Mais telles n’étaient point les vues de la cour des Tui-leries . Par des motifs que nous expliquerons plus bas, elleentendait 1° que les français assiégeassent la citadelled’Anvers , sans la coopération des Belges, 2° que, dans lecas où notre armée aurait à repousser une attaque de lapart des Hollandais, elle s’abstînt de les poursuivre jusquesur leur territoire.

Le maréchal Gérard avait l’àmetrop hauteeU’esprittropjuste pour souscrire à des conditions de ce genre. Dans plu-sieurs lettres, noblement pensées, il fit remarquer au roi lesinconvénients du rôle qu’on prétendait imposer à l'arméefrançaise. Il reçut, pour toute réponse, l’invitation de serendre à Paris , où dans une conversation de deux heures,on espérait plus avancer les affaires que par une longuecorrespondance. Le maréchal Gérard quitta donesonquar-tier-général de Valenciennes et se mit en route pour lacapitale. Sa ferme résolution était de résigner le comman-dement de l'armée, si, en cas d’attaque de la part des