CHAPITRE IX.
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moitié du fossé, la descente du fossé était effectuée, etpour rendre l’assaut praticable, il n’y avait plus qu’à faire
éclater la mine.Jugeant à l'impétuosité et au courage
qu’avaient jusqu’alors montrés les Français que leurattaque serait furieuse, irrésistible, le général Chassé en-voya deux officiers supérieurs, chargés de traiter en sonnom, avec le commandant en chef de l’armée française.Après de vifs débats, une capitulation fut arrêtée pour l’é-vacuation de la citadelle d’Anvers ainsi que des forts quien dépendent, et le chef d’escadron Lafontaine apportacette capitulation à Paris . L’article 2 était ainsi conçu :« La garnison sera prisonnière de guerre, mais reconduite« à la frontière, où ses armes lui seront rendues, aussitôtk que S. M. le roi de Hollande aura ordonné la remise dest forts de Lillo et de Liefkenskoëk. »
Le jour môme où la citadelle d’Anvers tombait au pou-voir des Français , la digue de Doël, occupée par la divi-sion du général Tiburce Sébastiani, était menacée par lagarnison du fort de Liefkenskoëk et par l’escadre hollan-daise. Tandis que, descendant la rivière, cette escadrevenait se placer vis-à-vis la digue, des barques chargéesd’hommes et d’artillerie sortaient de Liefkenskoëk, s’avan-çaient sur l’inondation et déposaient les troupes de débar-quement sur la digue, près du point où elle se réunit àcelle par qui l’inondation est contenue. Les Hollandaisétaient au nombre de deux mille. Aux premiers coups defusil, les Français , qui n’étaient pas plus de six cents, seprécipitent sur le point attaqué, conduits par le généralSébastiani en personne, abordent l’ennemi à la baïon-nette, le culbutent, courent à la digue, en battant lacharge. Ebranlés par cette vigoureuse attaque, les Ilollan-