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Tome troisième.
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HISTOIRE DE DIX AXS.

dais regagnent en désordre leurs embarcations. En vainle feu d’une escadre nombreuse les protège, les uns tom-bent sous la baïonnette de nos soldats, les autres se jettentà la nage et périssent dans les Ilots-, les plus heureux ren-trent dans le fort, dont un feu à mitraille va défendre lesapproches. Dans cet engagement rapide, qui assurait notreposition à Doël, et où le général Tiburce Sébastiani s’étaitégalement distingué par sa présence d’esprit et sa bra-voure, les Français n'avaient eu qu'une soixantained'hommes tués ou blessés. Ils s’v étaient montrés pleinsd'enthousiasme, et tous, ils criaient à l’envi : en avant!en avant! La joie des habitants du village fut extrême ■ils accoururent pour embrasser nos soldats et leur offrirde l’eau-de-vie et du pain.

I.e dernier épisode de cette campagne mérite d’êtrerapporté. Entre la citadelle d’Anvers et la Tète-de-Fian-dres, il y avait une flottille de plusieurs canonnières, aumoyen de laquelle communiquaient les deux parties de lagarnison hollandaise. En proposant, le 2.3 au matin, lacapitulation, le général Chassé s’était intitulé commandantde la citadelle d’Anvers , de la Têtc-de-Flandres , et de l'es-cadre néerlandaise stationnée sur l’Escaut, devant cetteplace. Or, son projet contenait un article portant qu'ilserait loisible à la flottille de descendre le fleuve pour seretirer. Cet article fut rejeté dans le contre-projet, et lesFrançais exigèrent la remise de la flottille. Mais, dans leconseil de défense, la prétention des vainqueurs devintl’objet d’une discussion fort animée. Le capitaine Koop-man, commandant de la marine hollandaise, demandaque le mot flottille fût effacé de la capitulation, et déclaraque, ne reconnaissant point d'autoriLé qui pût le forcer à