CHAPITRE IX.
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se rendre, il saurait bien échapper à l'ennemi ou périr.En effet, dans la nuit même, il brûla une partie de sesbâtiments et tenta de soustraire le reste à la vigilance desFrançais . Mais ses efforts échouèrent : un seul bâtimentparvint à passer et alla se faire prendre à Saint-Philippe :les autres durent remonter vers la citadelle et furent cou-lés. Le personnel de la marine hollandaise s'était renfermédans la Tète-de-Flandres : quand la capitulation fut exé-cutée dans la citadelle, il déclara s'y soumettre. Mais lemaréchal Gérard signifia au capitaine Koopman qu'il n'a-vait pas à invoquer le bénéfice d'une capitulation mécon-nue par lui-mème. Les marins furent donc laissés sur larive gauche sans armes ni bagages : on désarma les offi-ciers, et le capitaine Koopman se vit traité comme pri-sonnier à discrétion.
Quant au général Chassé et à ses soldats, leur sort, auxtermes de la capitulation, allait dépendre de la décisionque Guillaume prendrait relativement à la remise des fortsde Liefkenskoëk et de Lillo. L’incertitude sur ce point nefut pas de longue durée. Le capitaine Passy et M. de Tal-lenay, envoyés par le maréchal Gérard au roi de Hollande,n'avaient pu franchir la frontière, l'autorité locale s'yétant formellement opposée. Seul, l’officier hollandais quiles accompagnait poussa jusqu’à La Haye . Mais Guillaumese tenait en garde contre tout découragement : il témoi-gna la satisfaction que lui causait l’énergique résistancedu général Chassé , et il refusa nettement de remettre auxP’rançais les forts qui dépendaient de la citadelle.
Ce refus condamnait la garnison à rester prisonnière :on offrit au général Chassé et à ses soldats de les renvoyeren Hollande et de leur rendre leurs armes à la frontière,