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HISTOIHE DE DIX AXS.
L’armée a été l’objet de notre plus vive sol licitude. Réparer, pour le passé,les injustices de la Restauration; la prendre, pour l’avenir, redoutable auxennemis de la France , sans que la liberté intérieure en put être menacée;assurer l’avancement non à la faveur, mais aux services ; répandre l’instruc-tion dansles régiments; enfin améliorer, sous tous les rapports, la conditiondu soldat, tel était notre but. La proposition de reconnaître les grades et lesdécorations des Cent-Jours salisfaisaitjau premier de ccs vœux, et elle avaitété adoptée par les deux Chambres. 11 appartenait à une mesure législativede consacrer une réparation qui n’était pas individuelle, mais collective.Sans donner ni refuser la sanction royale, le gouvernement a substituéune ordonnance à une mesure législative, méprisant ainsi l’initiativedes Chambres, violant les règles de compétence constitutionnelle, et mêmeles formes matérielles établies pour le refus de la sanction. Nous avons dûprotester.
eux systèmes étaient présentés pour l’organisation de l’armée : l’un,qui demandait une puissante réserve composée de la garde nationale et dessoldats libérés du service, aurait permis de diminuer la force et les dépensesde l’armée permanente; l'autre, au (contraire, laissait la garde nationalemobile sans organisation; il exigeait inutilement la présence sous le dra-peau d’un plus grand nombre de soldats.
Le premier système plus économique, plus favorable à la fusion dela garde nationale et de l’armée, était le nôtre. Le second a obtenu lamajorité.
Le budget semblait devoir réunir toutes 1 inions dans des vues d’é-conomie et de soulagement des contribuables.
Les continuateurs de la Restauration ont trouvé toutes les dépenses légi-times, tous les impôts bien assis; et, comme si ce n’eùt pas été assez de laloi douloureuse de la nécessité, ils se sont chargés, dans leurs insultantesthéories, de faire considérer comme un bienfait l’exagération de l’impôt.Nous aurions voulu que la Révolution apportât sadotau peuple. Loin denous la pensée de compromettre des ressources que la défense du territoirepeut rendre nécessaires ; mais une administration plus économique et plussimple, une meilleure assiette de certains impôts, un mode de recouvre-ment moins tracassier diminueraient le fardeau des charges publiques :elles en deviendraient plus équitables et moins pesantes pour les classeslaborieuses.
Les questions d’administration intérieure nous ont aussi trouvés divisés.Autant, et plus que nos adversaires, nous voulions, nous demandions larépression de toutes les atteintes à l’ordre public. Convaincus que la sécu-rité est le premier besoin d’un peuple dont l’existence est dans le travail,