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Tome troisième.
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DOCUMENTS HISTORIQUES.

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nous pensions qu’un gouvernement populaire aurait eu plus de force pourprévenir les troubles, et plus de modération pour les réprimer. Le gouve-nement, qui s’est proclamé si fort, n’a réussi, par ses violences, selon sonpropre aveu, qu’à organiser la résistance sur tous les points du territoire,et à jeter dans les populations les plus dévouées des ferments d’irritation etde désordre.

Quant au personnel de l’administration, après la chute d’un gouverne-ment auquel il se rattachait naturellement un certain nombre d’existences,il était facile de reconnaître où se trouveraient les ennemis d’un nouvelordre de choses. Le gouvernement, abusé par de funestes doctrines et pard’injustes préventions, n’a vu d’ennemis que dans ceux qui avaient com-battu pour le fonder.

Un membre de l'Opposition a voulu que la France sut enfin si son gou-vernement craindrait de se compromettre sans retour avec elle dans la révo ■lution de juillet. La proposition Bricqueville, après avoir échoué une pre-mière fois, a été reproduite dans la dernière session. Elle était comme lepressentiment d’une tentative récente, dès-lors méditée, et dont le pouvoir,si l’on en croit son organe officiel, possédait déjà le secret. On a vu cepen-dant le parti ministériel réunir tous ses efiorts pour dénaturer cette propo-sition, et même, après le vote des Chambres, un mauvais vouloir en aretardé la sanction, comme si cet inexplicable délai devait être une protes-tation tacite, et un motif d’absolution. Ce système de ménagement compro-met la paix intérieure de la France , et porte les hommes timides à douterd’un gouvernement qui parait douter de lui-même.

La dernière session semblait plus particulièrement consacrée à la réalisa-tion des promesses de la Charte. Les Chambres devaient constituer le pou-voir municipal dans toutes ses branches, organiser la responsabilité desministres, celle de tous les agents du Pouvoir, l’instruction primaire et laliberté de l’enseignement. Nous avons pressé l’accomplissement de cespromesses. Nous demandions un système municipal qui décentralisâtles petites affaires, simplifiât les grandes, étendit partout les éléments dela vie politique, et associât au moins au droit de cité le plus grand nombrepossible de citoyens. Une large organisation du département et de lacommune serait en effet le plus puissant moyen de force, d’ordre public etde prospérité matérielle. Des projets de loi avaient été arrachés, pour ainsidire, au ministère par les exigences de l’opinion : ils ont été neutralisésdans la Chambre par une secrète influence, et détruits enfin par des ajour-nements indéfinis. Tels étaient nos vœux sur la politique intérieure : ils•nt été impuissants.

Dans les relations de la France avec l’étranger, notre bannière a encore

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lit.