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HISTOIRE DE DIX AXS.
pensée d’un ordre plus élevé. Les Puissances, et la France elle-même,également désintéressées alors, comme aujourd’hui, dans leurs vues sur laBelgique , en gardèrent la dis|K>sition et non la souveraineté, dans la seuleintention de faire concourir les provinces belges à l’établissement d’unjuste équilibre en Europe et au maintien de la paix générale. Ce fut cetteintention qui présida à leurs stipulations ultérieures ; ce fut elle qui unit laBelgique à la Hollande; ce fut elle qui porta les Puissances à assurer dès-lors aux Belges le double bienfait d’institutions libres et d’un commercefécond pour eux en richesses et en développpement d’industrie.
« L’union de la Belgique avec la Hollande se brisa. Des communicationsofficielles ne tardèrent pas à convaincre les cinq Cours que les moyensprimitivement destinés à la maintenir ne pourraient plus ni la rétablirpour le moment, ni la conservet par la suite, et que désormais, au lieu deconfondre les affections et le bonheur des deux peuples, elle ne mettrait enprésence que des passions et des haines, elle ne ferait jaillir de leur chocque la guerre avec tous ses désastres. 11 n’appartenait pas aux Puissances dejuger des causes qui venaient de rompre les liens qu’elles avaient formés.Mais quand elles voyaient ces liens rompus, il leur appartenait d'atteindreencore l’objet qu’elles s’étaient proposé en les formant; il leur appartenaitd’assurer, à la faveur de combinaisons nouvelles, cette tranquillité del’Europe dont l’union de la Belgique avec la Hollande avait constitué unedes bases. Les Puissances y étaient impérieusement appelées. Elles avaientle droit et les événements leur imposaient le devoir d’empêcher que lesprovinces belges , devenues indépendantes, ne portassent atteinte à la sécu-rité générale et à l’équilibre européen .
« En tel devoir rendait inutile tout concours étranger. Pour agir en-semble, les Puissances n’avaient qu’à consulter leurs traités, qu’à mesurerl’étendue des dangers que leur inaction ou leur désaccord aurait fait naître.Les démarches des cinq Cours à l’effet d’amener la cessation de la lutteentre la Hollande et la Belgique , et leur ferme résolution de mettre fin àtoute mesure qui, de part ou d’autre, aurait eu un caractère hostile, furentles premières conséquences de l’identité de leurs opinions sur la valeur etles principesjdes transactions solennelles qui les lient.
« L’effusion du "sang s’arrêta : la Hollande, la Belgique , et même lesEtats voisins, leur sont également redevables de ce bienfait.
« La seconde application des memes principes eut lieu dans le protocoledu 20 décembre 1830.
i A l’exposé des motifs qui déterminaient les cinq Cours, cet acte associala réserve des devoirs dont la Belgique resterait chargée envers l’Li;r»pe,tout en voyant s’accomplir ses vœux de séparation et d’indépendance.