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Tome premier.
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pi ESSAI GENERAL

8c sur le point où il veut faire son attaque. II se forme sur deux colon-nes , dont une de trois bátaillons & l’autre d’un. La premiere se dirigeen R , 6c la seconde en S j celle qui n’est que d’un bataillon observe lesdistances entieres entre ses pelotons : celle de trois bataillons se forme pardivisions 8c en masse. Cette derniere se déploie , déborde l’ennemi ,l’attaque , tandis que l’autre s’arrête à la remise T, replie sa tête sur saqueue, 6c s’y met en bataille.

HUITIEME E X E M P L E.

Planche VIII. Figure p.

Un pays extrêmement difficile se présente devant le régiment -, il fautqu’il le traverse , 6c qu’il aille prendre poste au-delà * il se met en mar -che sur trois files , traverse le bois V , arrive à la lisiere de ce bois ; là,si fa position est à droite , il s’étend de ce côté , jusqu’à ce que la têtede la colonne soit arrivée au point de la droite ; chaque division ou pelo-ton fait alors successivement front, 6c la lisiere du bois est occupée. ' Laposition est-elle à gauche du débouché ? La colonne fait le mouvementci-dessus par la gauche. Le débouché est-il au centre de la position ?Quand les deux bataillons de la tête ont pris le terrein de la droiteou de la gauche , les deux autres remplissent celui de la gauche oude la droite.

Si la position se trouve en avant du bois, 6c que le pays s’ouvre, ouse forme successivement par pelotons 6c par divisions ; oc quand la co-lonne est entièrement formée , elle ferre les distances pour déployer furle front , ou elle conserve ses distances pour se mettre en bataille surle flanc.

Ces dissérens exemples suffiront pour faire sentir la nécessité 8c la ma-niéré d’exercer toujours les troupes relativement au terrein : avec l’habi-tude de diriger de pareils exercices, combien les officiers supérieurs desrégimens n’acquerront-ils pas d’intelligence 6c de vrais talens militaires?11s pourront, avec leur régiment, exécuter les mêmes combin aifonsqu’un officier-géncral avec un corps de troupes , les manœuvres d’unecolonne nombreuse ou de plusieurs colonnes n’étant que la multiplication8c le concert des mouvemens d’un bataillon. Ces exercices deviendrontintéressans pour les officiers particuliers, pour le soldat même. II y a danstous les hommes un instinct: sûr 6c réfléchi qui leur sait goûter leschoses utiles ; ôc quel heureux effet ne résulteroit-il pas parmi les trou-pes, de la confiance qu’elles contracteraient dans l’art qui les fait mouvoir?Appercevant l’objet de leurs travaux , elles cesseroient de s’en plaindre,sachant que leurs chefs sont instruits, Lc qu’elles ont une bonne disposi-tion à prendre dans tous les lieux 6c dans tous les cas, elles verraient tout,elles iroient par-tout, avec cette sécurité , gage de la victoire.