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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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ALO

ALOUATE. Espet-e de Sapa-jou. qti différé peu de l’Ouarine.Voyez Cuaiune.

ALOLJCHI. Résine d’uneodeur oite qui découle du Can-nellier blanc.

’ ALOUETTE de mer, ou Plu-vier desarle. 11 vole en troupe au-tour d-'S rivages maritimes.

Alouette. Dès les premiersjours iu printemps , Famour ra-nime e ramage de ces oiseaux.On le; volt s’elever dans les airstoujolrs en chantant. C’est , dit-on, pour se faire appercevoir &être ettendus des femelles. La fe-melle rond fur terre trois fois paran de petits œufs grivelés. Le nom-bre de ces oiseaux égaie les cam-pagne; par leur mélodie agréable.La chaste au miroir en est amu-sante. On les prend à la traînaífe,au filet. On les engraisse dans descages garnies de toile en dessus ;leur naturel les portant toujours às’élevcr, ils se briseroient la tête.Ils sent connus fur nos tablesfous ,e nom de Mauviette , metsdélicat, de facile digestion. Si l’onen avale les petits os qui font rrès-sins, ils picotent la membrane del’estomac & occasionnent des coli-ques , qu'on regarde mal-à-proposcomme l’effet d'un mets indigeste.

ALPAGNE. Voyez Pacos.

ALPHANETTE. Oiseau deproie nommé aussi Tunisien , parcequ’il est commun à Tunis. On enfait usage pour le vol de la Perdrix.

ALRUNES. On voit toujoursavec un nouvel étonnement lesmonuments de la superstition hu-maine. Les Alrunes étoient lesdieux Pénates, les dieux tutélairesdes anciens Germains. Ils les char-meraient du foin de veiller au hon-neur de la maison &c des person-nes, ce dont ils s'acquittoient simal. Ils les fabriquoient de boisdur , de racine de Mandragore ,les saisissent par préférence dc sexe

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féminin. C’éttssent des sorcières.On leur donnoit un demi pied ouun pied de longueur ; on les ha-billoit ; on les couchoit molle-ment dans un endroit solitaire Sctranquille de la maison ; on leurprésentoir tous les jouis à boire &Eà manger, de peur qu’ils ne femissent à crier. On ne les ôtoit deleur sanctuaire que pour les con-sulter. L’imagination frappéecroyoit appercevoir des mouve-ments de tête ; c’étoient les répon-ses de l’oracle. Avec quelle len-teur les yeux du peuple fe dessil-lent! Dans la basse Allemagne,dans la Suede , en Danemarck,on voit encore, dit-on, des tracesde certe superstition.

ALTARE, Autel. Le premierAutel élevé à la Divinité fut desimple gazon ; le cœur reconnois-sant y posoit les prémices de sesrécoltes. Lorsque le Paganisme ferépandit, chaque Dieu eut sonAutel ; ils étoient ronds , quar-tes , triangulaires, ornés de sculp-tures , d’infcriptions, de bas-re-liefs. Sur les grands Autels on sa-crifioit aux Dieux, fur les petitsaux Héros. Dans les grands Tem-ples de Rome il y avoit trois Au-tels , l’un au pied de la statue duDieu, on y bruloitl’encens, on yfaisoit les libations. Le secondétoit devant la porte du Temple ,on y bruloit les victimes. Le troi-sième étoit portatif, on y posoitles offrandes Sc les vases sacrés.Lorsqu’on faisoit un serment, unealliance , on posoit la main sur lecoin des Autels. L’esclave, le crimi-nel qui saisissoient le pied de l’Au-tel, ne pouvoient être enlevés; cerefuge sacré leur devenoit inutile.On allumoit un grand feu, com-me s’il s’agissoit de faire un sacri-fice : le brasier ardent faisoitfuir ceux qui s'étoient ainsi réfu-giés, on les saisissait alors en sstjteté de conscience.

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