BAU
íc s’emjloie, avec succès, dansles abcts internes.
Baume de Copahu. Suc résineuxque donne un arbre du Brésil,dont le bois sert à la teinture 8cLUX ouvrages de marqueterie. Ontire ce Baume , soit par incisiondu trôna, soit par décoction desbranches. La premiere espece,d’un geut amer Sc d'une odeuraromatique, fluide d’abord, prendde la consistance avec le temps ; laseconde a une odeur forte de té-rébenthine. Ce Baume est astrin-gent Sc détersif. Les Juifs s’en fer-vent après la circoncision , pourétancher le sang. L’usage intérieurde ce Baume donne, à Burine,une odeur de violette.
Baume de Judée, d'Egypte , dui Grand-Caire, dela Mecque, deSyrie,!’ de Gilead, de Constantinople, ou: Baume blanc. C’est une résine li-
■ quide , d’un goût acre Sc aromati-I que; elle a l’odeur du Citron,j L’arbrisscau qui produit ce Baume; porte le nom de Baumier. 11 est' cultivé dans les jardins du Grand-, Seigneur, Sc gardé par les Janis-; faires. Depuis l’invalion des Turcs
■ en Judée, ce Baume est rare. Onj en distingue trois especes : la plusj précieuse, qui découle de l'arbrei par incision, n’est qu’à l’usage desj Grands de la Mecque Sc de Cons-tantinople. La seconde espece estle produit de la premiere ébulli-tion des rameaux & des feuilles,elle ne nous parvient que par fa-veur. Les Dames Turques en font
i grand usage. C’est une huile pro-' pre à adoucir la peau. La troisièmeespece provient d’une secondeébullition; elle est connue dansle commerce Sc dans la Pharmaciefous le nom de Baume blanc ; lemeilleur est le plus nouveau. Ver-sé de haut dans de Peau , il surnage& se coagule , le vieux se précipitenu fond du vase. On peut con-noître, au goût Sc à l’odorat , lç•Baume de Judée falsilié.
BAU j*
Baume du Pérou. Suc résineux,inflammable , que fournit un ar-bre des pays chauds de l’Améri-que. Celui qu’on recueille parincision, dans des noix de Coco,est blanc 8c a une odeur de Styrax.On fait austl bouillir l’écorce Scles rameaux de l’arbre. Le Baume,qu’on en tire est roux Sc a l’odeurdu Benjoin. Le noir est de mau-vaise qualité ; après l’ébullition,les habitants retirent, par évapo-ration , un résidu dont ils font unepâte propre à faire des chapeletsodorants. Le Baume du Pérou estun excellent vulnéraire. On l’em-ploie , avec succès, contre les en-gelures.
Baume de Tolu, de Carthagene ,de l'^imérique. Baume dur, Baumesec. C’est un suc résineux, ténace;il a ljodeur du Benjoin , un gourdoux Sc agréable , Sc produit lesmêmes effets que le Baume de Ju-dée. 11 découle , par incision , d’unarbre de p Amérique méridionale.Les habitants de Tolu le reçoi-vent dans des cuillers de cire noi-re, & le versent dans des Cale-basses.
Baume verd ou de Calaba. L’ar-bre , qui le fournit, croît à Mada-gascar , aux istes Philippines Sc auxides de France. Au-dessous du ioe'dégré de chaleur, cette résine estconcrète Sc cassante, au-dessus elleest liquide.
BAXEA. Ces especes de chaus-sures s’attachoient lut le pied avecdes cordons, 8c ne le couvroientpas. C’étoient des sandales à l’u-sage des Philosophes. On prétendque l’on a fait aussi de ces chaus-sures avec des feuilles de Palmier.
BDELL1UM. Gomme-résineque fournit un arbre de l’ArabiaSc des Indes. Elle est dissolublcentièrement dans les liqueurs al-calines , Sc en partie dans Peau,Sc dans l’efprit-de-vin séparément.BÉARFISCH. Cet infecte deD --