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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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BED

îen«-ils pas l’attaquer à coups decouteau. La chair de ce poisson ale goût de celle du Brochet. Elleest mcrtelle , lorsque le poisson aavalé ces pommes de Mancenillierou de: Galères ; ce qu’il est aisé deconncitre , quand le foie est unpeu ,«ner.

BÉDÉGUAR , ou éponge d'E-glantiir. Excroissance rougeâtre,ïégere, spongieuse , remarquablepar ses petits filaments ; on latrouve fur le Rasier sauvage. LeCynips, espece de mouche, en-fonce son aiguillon dans une Jeunebranche , y dépose plusieurs oeufs,la feve se porte vers cette piquureavec plus d’abondance, elle y estattirée par les petits vers sortis deces œufs qui s’en nourrissent ; lespoils, dont la tige de 1‘Eglantierest hérissée, dilatés par une feveabondante, grossissent, s’allongcnt8c forment le Bédéguar. C’est unpetit berceau odorant où les jeu-nes Cynips attendent leur méta-morphose.

BELEMNITES. Corps fossilesCalcaires. Leur origine est incer-taine. II n’est pas encore bien dé-cidé cjue ce soit un minéral ounne pétrification du régné animal.Les plus longs ont huit pouces,les plus gros en ont quatre de cir-conférence. On les trouve dansdes lits de terre, de fable , demarne ou de pierre , presque tou-jours accompagnés de coquilla-ges, quelquefois pyriteux , ferru-gineux ou contenant du cinabre :ce fossile est remarquable, sur-tout, par le siphon qui traverseson axe, ou par ses alvéoles, quile font regarder comme une espece de nautile chambré, droit 8cfans spirale.

BELETTE. Ce petit animalvif Sc agile, est le fléau des bas-ses-cours ôc du gibier; il mangeles œufs, est friand de cervelle,■prend les jeunes Poulets, lesCail-

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les par la tête , les tue d’ttn coupde dent; Sc les emporte l’un après1’autre dans son trou. II fait aussila guerre aux gros Rats, aux Tau-pes Sc aux oiseaux, dont il sucele sang. La femelle met bas , auprintemps, 4 ou s petits. L’odeurde cet animal est forte 8c désa-gréable. On ne peut parvenir àl’apprivoiser. Pour le conserver,on est obligé de mettre, dans facage , un paquet d’étoupcs où ilpuisse se cacher.'11 y a des Belet-tes qui blanchissent pendant l’hi-ver. Le bout de la queue, jaunedans les Belettes , noire dans lesHermines, sert à distinguer cesdeux efpeces différentes.

BELIER. C'est le mâle de líBrebis qui n’a pas été coupé. Cetanimal domestique a bien dégé-néré de ce qu’il étoit en sortantdes mains de la nature. On peut,d’après M. de Buffon, reconnoî-tre fa souche primitive dans leMouflon ; voyez ce mot. A l’âgede 5 ans il est propre à la généra-tion : un Belier vigoureux peutsuffire à 15 ou 30 Brebis; l’eat*salée Sc le pain de Chenevis 1 ex-cite en tout temps à l’accouple-ment. Cet animal stupide n’a d’ins-tinct que pour la pâture Sc la pro-pagation. Sa chair a l’odeur Sc legoût de celle du Bouc. On croitque cet animal, accouplé avec laChevre, produiroit une especeprolifique. Le nombre des an-neaux qu’on remarque sur lescornes du Relier indique son âge.II y a des Béliers fans cornes. Ilspassent pour être moins vigou-reux. On dit qu’un Relier, dontla toison est blanche, ne produitque des Agneaux tachetés, s’il ala moindre tache fur la langue ouau palais. Les Béliers de la belleespece ont été transportés de laBarbarie , en Espagne, en Angle-terre Sc dans d’autres Royaumes.La laine des troupeaux de cetuD -