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espece est recherchée pour le com-merce. Les Indes orientales ontfourni, dans la Hoiiande & dansla Flandre, des troupeaux dont lalaine est très-estimee.
BELLA-DONA , ou Belle-Dame. Espece de Morei'ie qui croîten France autour des forêts, lelong des murailles & haies. Sonfruit mortel produit des effets ra-pides & singuliers. A des éclats derite & différents gestes qui an-noncent le délire > succédé promp-tement une véritable folie, quiest bientôt suivie d’une mornestupidité & de la mort. Le meil-leur antidote est le vinaigre &c lesuc .de Limon, Le fruit macéré decette plante donne une couleurverte, & l’on compose, avec le sucou l’eau distillée , une pommadeque les Dames Italiennes em-ploient pour blanchir la peau duvisage.
BELLE de nuit. Plante origi-naire du Pérou. C’est une petitemaîtresse qui dérobe aux ardeursdu soleil Sc à l’éclat de la lumièrela délicatesse de ses couleurs. Audéclin du jour elle déploie ses ri-chesses ; ses fleurs se développent.Elle étale à nos yeux ses grâces Scfes atours. Elle fait Fomententdes parterres. Ses fleurs se fermentle jour & ne s’épanouissent que lesoir.
BEN. ( Noix de ) Les Egyptiensen font grand commerce. On re-tire, par expression de flamande,une huile inodore. Les Parfu-meurs connoissent bien la pro-priété qu’a cette huile, de se char-ger de l’esprit recteur des fleursodorantes. Sur un tamis placé au-dessus d’un vase ils étalent un litde fleurs qu’ils couvrent de cotonimbibé d’huile de Ben. Le parfumpénétrant & volatil des fleurs estarrêté dans son évaporation Scfixé, pout ainsi dire, par ce co-ton imbibé, qui empêche le con-
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tact immédiat de flair Sc retientles parties odorantes. L'huiie ex-primée du coton a l’odeur de l’hui-le essentielle des plantes.
BENARI. Espece d’Ortolanconnu en Languedoc, Sc d’uribon goût.
BENJOIN. Résine d'un arbreappelle chez les Siamois Belqot.Celle qui n’apas resté long-tempsà l’arbre est la plus belle. On f ap-pelle Benjoin en larmes. Le Ben-join en forte est d’une couleurbrune & mêlé d’ordure. Cette-ré-sinefragile , inflammable , est uneespece d’encens d’une odeur sua-ve. On l’emploie avec succès pourla pousse & la toux opiniâtre desChevaux. Sublimée dans une cu-cutbite en fleurs argentées, ellearrête les progrès de la gangrèneson la dissout dans l’esprit de-vin.Quelques gouttes de cette disso-lution dans de fléau, forment cequ’on appelle lait virginal , cosmé-tique , en usage à la toilette desDames.
BENOITE , Galliot , Récife.Plante commune aux environs deParis. Sa racine infusée est sudo-rifique. Mise par morceaux dansun sachet & jettée dans un ton-neau de bierre, elle empêche cetteliqueur de s’aigrir. La tisane decette plante est un très-bon vul-néraire.
BÉORI. Voyez Dante.
BÉPOLE. Voyez Nimbo.
BERBE , ou Buveur de vin. Es-pece de Chat de la côte d’Or. IIest fort avide du suc vineux desPalmiers.
BERCE. Voyez Rouge-gorge.
BERCE , fausse Branche-urstne.Plante des prairies humides, bon-ne pour les Lapins. L’odeur de fasemence est fétide. En Pologne onfait, avec les feuilles & la semen-ce , une espece de bierre pour lespauvres gens.
BERGAMOTE. Espece de Ci-