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xeux. Les animaux se déchirentcontre les arbres & les rocherspour s’en délivrer. L’eau-de-vic ,Je jus de Citron dans de l’eau,font des remedes contre la pi-quum des Bêtes rouges.
BÉTOJNE. Lorsque cetteplante est verte , elle a une odeurpénétrante. Des Jardiniers pré-tendent que cette odeur subtilea la vertu d'enivrer.
BETTE. Plante potagère . dontJes cardes ou côtes des feuillesfont en usage sur nos tables. Lesuc de sa racine est un puissantsternutatoire , mais dangereuxdans ses effets. Une jeune personnecn eut la tête enfiée avec des dou-leurs cruelles. M. Margraf en atiré de vrai sucre.
BETTERAVE. On en distin-gue deux especes que l’on mangeen salade. La jaune est la plus dé-licate. On prétend que la Bette-rave rouge doyne à surine cetteCouleur.
BËJJRRE de Bambuk , ou Ba-taille. Production d’un arbre duSénégal. On retire cette graisse,par incision, du tronc. Le fruitcontient une substance de la na-ture du suif i après avoir pilé &mis dans l’eau chaude le reste dufruit, les Negres en retirent lesparties huileuses ; ce qui leur tientlieu de Beurre. II a le goût dulard, avec une petite âcreté quin’est.pas désagréable.
BÉZOART, ou calcul d'ani-mal. Pierre formée par couchesconcentriques dans l’estomac , lesintestins, la vessie Sí les reins decertains animaux. On trouve aucentre du Bézoart des noyaux, dupoil, du bois ou de la paille quiservent de qioìnt d’appui. Les Ga-zelles donnent le Bézoart orien-tal , les Chèvres du Pérou le Bé-zoart occidental, les Chevres do-mestiques le Bézoart commun.
Oh d.it que celui qui se forme
BEZ
dans l’estomac des Boucs sauvagesse dissout après leur mort, si l’onn’a foin de le retirer à l’instantquils expirent. Les Bézoartsorientaux font les plus estimés.Celui du Porc-épic est fort recher-ché. En Hollande on le vend juf-qu’à Sooo liv. Les Portugais leslouent to liv. par jour, & les por-tent en Amulettes contre la con-tagion. Les Bézoarts font en Fran-ce plus de curiosité que d’usage.Les plus gros font les plus chers.On est parvenu à les contrefaire.Les vrais Bézoarts se dissolventdans l’eau ou l’esprit-de-vin; latrace du vrai Bézoart sur un mor-ceau de papier, frotté de cérrtse,de craie ou de chaux, devient d’unjaune verdâtre ou olivâtre.
Bízoart minéral ou fossile. Lesplus gros nous viennent de Sicile& de la Nouvelle-Espagne. Ils seproduisent par le moyen d’un pe-tit grain de sable, d’une coquilleou autres productions qui, rou-lés par l’impulíìon du vent ou deseaux fur une terre molle détrem-pée , ont été enveloppés & ontaugmenté de volume par couchesconcentriques.
BIBBY. Arbre d’Amérique. IIest chargé de pointes ; il n’y aque le sommet qui soit garni debranches & de feuilles. Son boisest noir & dur. Le fruit donne ,ir expression , une huile dont lesndiens se frottent & même seteignent, en y mêlant des cou-leurs. On tire de cet arbre, dansfa jeunesse-, par incision , une li-queur qui, au bout de quelquesjours , sert de boisson aux Indiens.
BIBION. Voyez Mouche deS. Marc.
BIBLIOLITE. V. Feuillespétrifiées.
BICHE. C’est la femelle duCerf i elle n’a point de bois, nemet bas qu’un Faon au bout de 8mois. Ses foins font de i’eliven.