C i B CE U
culaire. Ces anneaux indiquentle nonìbic des années de rani-mai. Vn Boeuf en bon état a lepoil luisant, épais, bien garni 8cdoux au toucher j ceux dont lepoil est rouge lont les plus esti-mes. En hiver le foin , Ja paille,un peu d'avoine 6c du son - enété Therbe fraîche des gras pâtu-rages, les lupins , Ja vefee, la lu-zerne font de très-bons alimentspour le Boeuf. Une trop grandequantité de feuilles d’Ormes, derrène , de Chêne , &c. lui donnele pisléinent de sang. Assez ordi-nairement il mange vite, prendfa suffisance, fe couche 8c rumi-ne , c’est-à-dire, qu'il fait passerles aliments successivement par fesquatre estomacs, ou la nourritureest soumise à Faction 8c réactionde la fermentation &c de la diges-tion. Le Boeuf, dans la prairie,ne dédaigne pas, comme le Mou-ton, lc Cheval 8c la Chevre,l’herbe longue dont la tige estdure. C’est presque le seul des ani-maux qui détruise l’herbe la plusgrossière, & fertilise les pâturagespar où il passe. II dort, mais d'unlommcil court 8c léger, le moin-dre bruit le réveille. Ordinaire-ment couché fur le côté gauche,le rognon de ce côté est plus gros& plus gras. L’herbe trempéedans le vinaigre 8c saupoudré d’unpeu de sel, lui rend l’appétit,lorfqu’il est dégoûté. Indépendam-ment des maladies accidentellesauxquellcs il est sujet, les conta-gions épidéiniques font les plusfunestes. Celle de 176 ; enlevabeaucoup de bêtes à corne en 14heures, avant qu’on ait pu con-noître la maladie. Une ou plu-sieurs vessies fur la langue , blan-ches d’nbord, puis rouges 8c en-fin presque noires, crevoient. Unulcéré chancreux creufoit l’épaif-feur dc la langue vers la racine,lacoupoit «n entier, & ranimai
BGEU
périssoit : le remede fut de ratif-ier la langue (aulfi-tòtque la ma-ladie se déclarait, ) avec une pieced’argent dentelée, d'étuver laplaie avec une infusion d’ail, desel, de poivre, d’hcrbes fortesdans lc vinaigre , & de palier au-tour un morceau de vitriol deChypre. II feroit trop long dc rap-porter les différentes maladiesépidémiques qui attaquent lesbestiaux; on ne peut mieuxs’inf-truire fut cette matière, qu’cnconsultant les bons Livres & i’ex-perience. Nous ajouterons seule-ment qu’en Angleterre on a ten-té, avec succès, une cfpece d ino-culation fur les bétes à cornes.Cette opération consiste à prépa-rer l'animal par une saignée & rou ; purgations rafraîchissantes ;puis on introduit, par incision,dans le fanon, des étoupes imbi-bées de l’humeur qui coule desyeux ôc des narines des bétes ma-lades. Au bout de i ou ; joursla maladie fe déclare.- On aban-donne l’animal inoculé dans unpré, en lui donnant, de temps entemps , du son détrempé. La crisefe passe, la masse des humeurs di-minue. Les vaisseaux fe dégor-gent , l’animal est hors d’affaire.11 faut, dans toutes les contagionsépidémiques, avoir foin de sépa-rer les bétes malades de celles quifont saines. Un Bœuf ne vit guereque 14 ou 15 ans. L’habitudequ’il a de fe lécher, forme, dansIon estomac, ces boules connuesfous le nom à‘Egagrcpile ; voyezce mot. C’est de l’Auvergne quenous viennent les Bœufs les meil-leurs & les plus beaux. Ceux dubas Poitou font doux , mais peu-reux , s’effarouchent aisément.Lorsque l’épouvartte les prend aumarché ou dans une foire, ilsn’écoutcnr rien, courent à perdrehaleine, • renversent tout ce quis’oppose à leur passage, & nc s’at-