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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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CAM

telident que toutes ces variétés decouleurs ne lui viennent que desreflets de lumières occasionnéspar les corps environnants qui seréfléchissent sur la peau très-finede son corps.

CAMÉLÉOPARD. Voy. Gi-

RAFFI!.

CAMITES. Nom donné auxCames folsiles.

CAMOMILLE. On distingueplusieurs especes de cette plante.La Camomille Romaine à fleursdoubles & blanches est d'une odeursuave. Ces fleurs font émollientes,adoucissantes, résolutives. Leurinfusion est très-utile dans les co-liques. On retire de cette planteUne huile d’un bleu de Saphir,qui possede les mêmes propriétés.La Camomille puante est si acre,que des paysannes qui en avoientarraché pour les faire sécher &s’en chausser, ont eu les bras toutcouverts de cloches, semblables àcelles qui surviennent après desbrûlures. Un cataplasme fait defarine de seigle, d’huile & dejvinappaise les douleurs de cet acci-dent , & guérit très-promptement.

CAMPAGNOL. Ces petitsanimaux font encore plus redou-tables que les Mulots. Leur tem-pérament est assez robuste pourvivre dans toutes sortes de terreins.Ils habitent les bois, les champs,les prés, les jardins. Le Mulot«'habite que dans les terreins éle-vés. Le Campagnol se distinguedes Mulots par fa tête plus grosse,fa queue courte, tronquée, recou-verte de poils. Celle des Mulotsen est dépourvue. II peut, fansdoute, plonger dans seau. Sonorganisation intérieure est sem-blable à celle du Rat d’eau. LesCampagnols se creusent de petitsterriers divisés en deux chambres.C’est là qil’ils établissent leurs pe-tits ménages. Us y mettent la pro-vision de graines, bleds, glands

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qu’ils vont ramasser. La femelley construit, avec de l’herbe, unnid pour ses petits au nombre de6 ou 7 . Dans les années favora-bles à leur multiplication, ces pe-tits animaux font les plus grandsravages. Us quittent bois , prés ,jardins, vont dans les champscouverts de bleds, coupent lestiges , mangent les épis, font pro-vision de grains dans leurs gre-niers. Cette troupe de brigands,après avoir pillé une partie de larécolte , vont faire des dégâtsdans les bleds semés pour saunéesuivante. Ces voleurs deviennentheureusement la proie des Mu-lots, Fouines, Renards, Belet-tes , oiseaux de rapine. Le Cam-pagnol trouve dans son semblableson plus mortel ennemi. Lorsqueles provisions commencent à man-quer , ils se dévorent les uns lesautres.

CAMPHRE. Cette substancevégétale, volatile, inflammable,paroît, abstraction faite de sa for-me concrète , se rapprocher beau-coup de sEthèr. Elle différé essen-tiellement des résines avec les-quelles , au premier coup d’œil,elle a quelque ressemblance. LeCamphre découlé d’un arbre quicroît au Japon, à Bornéo, à Su-matra. C’est une espcce de Lau-rier qui croît à la hauteur de nosTilleuls. Son bois est rougeâtre,panaché comme celui du Noyer,d’une odeur aromatique propre àfaire divers ouvrages. Dans lesprovinces de Coter, de Satsuma,on coupe le bois & les racines decet arbre. On les met dans desvases remplis d’eau. On les échauf-fe doucement. Le Camphre sedétache d’entre les pores du bois,se sublime , s’attache à des chapi-teaux faits d’argilic & garnis dechaume. Ce Camphre détaché,mi# en masses, grenelé, jaunâtre,est le Camphre brut, tel que les