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' On les nomme Carpes saumonnées.L es poissons n'érant point exposésaux vicilsitudes de l’air, leursorganes ne s’olsifient pas ausli fa-cilement que ceux des animauxterrestres. Ils vivent très-long-temps. Les Carpes deviennent
I très-grosses, blanchissent de vieil-lesse. On observe avec plaint cel-les des canaux de Chantilly, deFontainebleau. Ce poisson est sifin & si rusé, qu’on le pèche dif-ficilement, à moins de mettre lesviviers à sec. A l’approche dufilet il enfonce la tète dans labourbe, laisse passer le filer Se nereparoît que lorsqu’il n’y a plus! de danger. La reproduction estI proportionnée à la destruction.Une Carpe femelle pond unequantité d'oeufs qui paroît in-nombrable. On les a cependant1 soumis au calcul. On en a peséI avec exactitude dans une balanceun certain nombre. Pat la com-t paraison, l’on a reconnu qu’uneCarpe de grosseur moyenne pon-I doit j 41 mille 143 œufs ou envi-ron ; ce n’est qu’à raison de cenombre prodigieux qu’il peut enéchapper à la voracité des autresI poisions. L’air peut devenir pen-dant quelque temps l’élément dela Carpe. Pour les manger plusgrasses , plus délicates , 011 lessuspend dans un filet rempli demousse , dans un lieu frais ; on^ les nourrit avec de la mie de pain& du lait. C’est ce qu’on pratiqueen Angleterre > en Hollande , enItalie. On prétend que la chair deCarpe réveille les accès de goutte.Sa laitance est un aliment si nu-tritif, cju’clle a rétabli des per-sonnes criques. Son fiel, par falégere acrimonie* est propre à dé-truite les taies des yeux.
Carpe piquante. Voyez Pigo.CARPOLITES. L’on donnece nom aux fruits fossiles. Onl’applique aussi, mats impropre-
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ment, aux cailloux roulés fur lefable par les flots de la mer, &qui ont adopté une forme de fruit,qu’ils doivent plutôt à l’imagina-tion qu’à la réalité.
CARRELET. Voyez Prix.
CAR.RET. Efpece de Tortuede mer qui se trouve aux Antilles6c dans les mers d’Europe. En1711 on en prit un à Dieppe longde s pieds fut 4 de diamètre, &du poids de 8 à 900 livres. II futporté à Fontainebleau avec lepoisson de la Reine. C’est le Car-res qui fournit l’écaille la plusbelle, la plus recherchée. On enfait des boîtes, des manches derasoirs 6c de couteaux, des taba- *•tieres Sc autres jolis ouvrages. Onamollit l’écaille dans de l’eauchaude. On la met dans des mou-les. On l’assujettit fous des pres-ses de fer. Elle prend la formeque l’on désiré. On la polit. L’artSc le goût la releve avec des orne-ments d’or 6c d’argent.
CARTAME, ou Safran bâtard.On cultive cette plante dans plu-sieurs Provinces de France, d’I-talie 6c d’Espagne. Sa fleur donneaux soies les belles couleurs deponceau, de cerise. On en faitusage aussi pour teindre les plu-mes employées en ornement. Onretire des étamines un beau rougenommé rouge ou vermillon d’Es-pagne & de Portugal , ou laque deCartame. Les Dames en font usagepour imiter ce bel incarnat queleur refuse quelquefois la Nature.
C’est cette artificieuse rougeur,Qui supplée aú défaut de celleQue jadis caufoit la pudeur.
La graine de cette plante est con-nue fous le nom de graine de Per-roquets , parce qu’ils l’aiment beau-coup. Elle les engraisse. C’est pourl’espece humaine un purgatif.
CARYATIDES. Ces beauxCi