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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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morceaux d’archirecturc nous rap-pellent un trait de l’Histoire an-cienne. Les habitants de la Cariese liguèrent avec les Perses. Lesautres Grecs, pour les punir deleur infidélité, mirent la ville aupillage, passerent les hommes aufil de b épée. Les femmes de qua-lité furent entraînées en esclava-ge , avec défense de quitter leurslongues robes 6c leurs ornements.Les Architectes > pour éterniserla mémoire de la trahison 6c lahonte du châtiment, les représen-terent dans les édifices publics,chargées d’un pesant fardeau,image de leur mifete. Ils allerent'jusqu’àlcur refuser des bras; maisl’architecture moderne oublia l’in-fidélité des Caryates. Les Ca-ryatides furent vêtues plus galam-ment , 6c devinrent un des orne-ments les plus élégants des salions6c des vestibules.

CASCARILLE, ou Ckacrelle.Cette écorce nous vient du Para-guay. On la connoît aussi fous lesnoms de Quinquina aromatique ,d‘écorce élutérienne. Mise en pou-dre 6c mêlée avec le Tabac à fu-mer , elle en corrige la mauvaiseodeur. Si l’on en met trop, elleenivre plus promptement que neferoit le Tabac. La Casearille estfébrifuge comme le Quinquina,6c aussi utile dans la dysenterieque l’Ipecacuanha. On en retire,par l’efprit-de-vin, plus d’extraitque de tout autre végétal connu.

CASOAR, ou Casuel. Au pre-mier coup d’oeil on prendroit lesplumes de cet oiseau pour uneefpece de crin. Les piquants quel’on remarque à ses ailes sont sus-ceptibles de mouvement. II lesredresse. Ce font ses armes dé-fensives. II ne vole point. Sa courseest très-rapide. II exhale une odeurassez désagréable.

CASSA VE . ou pain de Mada-gascar, On le prépare avec la ra-

CAS

cine de Manihot ; voyez ce mot.

CASSE. Ces fruits croissent furun arbre de la grandeur de nosNoyers. Originaire d’Afrique 8cdes Indes orientales, on l’a trans-porté en Amérique 6c particuliè-rement au Mexique, au Brésil,aux illes Antilles. On le cultivedans nos ferres chaudes. II y en a9 efpeces au Jardin du Roi. Ces jbâtons de Casse suspendus en rgrande quantité aux arbres agités !par les vents, se heurtent 6c fontun bruit capable d’étonner le voya-geur. La pulpe, séparée de lagousse 8c de la graine, est la fleurde Cajse ou Casse mondée. Les fruitsnés dans leur climat naturel, onttoujours un dégré de perfectionparticulier. La Casse orientale estaussi la plus estimée. C’est un pur-gatif fort doux. On confit la pulpeavec du sucre. La fleur d’Orangedonne à cette confiture une odeuragréable. On confisent autrefoisen Amérique les bâtons de Casseencore verds, 8c ils étoient unmets fort agréable, même pourles Européens. Les Juifs chassésde l'Amérique , ont emporté aveceux ce secret.

Casse en bois. On retire cetteécorce d’un arbre qui croît à Ma-labar, à Java, dans les ifles Phi-lippines. Elle entre dans la Thé-riaque. On croit que les Juifs lafailbient entrer dans la composi-tion de l’huile sainte. i

Casse Giroflée. C’est la mêmeécorce connue fous le nom de ;Cannelle Giroflée ; voyez ce mot. j

Casse puante. Les feuilles de j

ce petit arbrisseau légumineux i

présentent une singularité curieu- j

se. Dès que le soleil est couché » \

elles s’entassent les unes fur les :autres. On diroit qu’elles éprou-vent une eípece de sommeil. Lematin , leur réveil s’annonce par ,

l’épanouissemenr.

CASSE-noi/ërte. Cet oiseau est j