I CAS
í une espece de Grimpereau. II estcommun aux environs de Soiíïons& de Fontainebleau, construitson nid, établit son magasin deNoisettes dans un trou d’atbre,dont il rétrécit feutrée avec del’argille. C’est un plaisir de luivoir casser une noisette. II la placedans la fente d'un arbre, l’assujet-tit avec ses pattes, parvient à lacasser a coups de bec Sc eu mangel’arnande.
CASSE -noix , Merle de rocher oude montagne. Cet oiseau se trouveen Laponie. II tire son nom des. Noix dont il se nourrit. On le; dit si hardi, que lorsqu’on mangei dans les champs ou les bois, ilj vient enlever fur la table ce qu’ilj peut attraper.
I CASSIDE. Ce genre d’inscctes! est ainsi nommé, parce qu’il cache; fa tête fous les rebords de son cor-! celer en forme de casque. Lespays étrangers en fournissent plu-i sieurs belles especes. Ceux quei, ; nous trouvons dans ce pays-ci ontquelque chose de singulier. Leurlarve , à l’aide des deux fourches,qui se trouve à son extrémité pos-térieure , se fait, avec ses excré-ments , une espece de parasol quimet son corps à l’abri du soleil &de la pluie. Ce parasol est-il tropsec, elle s’en débarrasse & s’endonne un autre plus frais. Cettelarve change plusieurs fois depeau. Les chardons & plantes ver-ticillées font habitées par ces in-sectes. Il y en a une espece dontla chrysalide singulière ressembleà un écusson d’armoirie. C’estelle <^ui nous donne la Casside pa-nachée. Elle est très-curieuse. Onen trouve quantité au bord desétangs fur l’Aunée des prés.
CASSINE, ou Thé de la merdu Sud. Les Indiens & habitantsde la Caroline vont en certainstemps de l’année fur les bords dela mer, cueillent les feuilles dc
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cette plante, les font bouillirdans une chaudière pleine d’eau ,s’asseient autour de la chaudière ,boivent tour à tour cette décoc-tion dans une grande tasse com-mune, vomissent fans effort, nidouleur, continuent cette pur-galion deux ou trois jours, & s’enretournent chez eux avec une brasfée de feuilles. Les Espagnols deLima prennent la Caffine au sucreavec un chalumeau, qui fait laronde pour ne pas avaler les feuil-les , fur lesquelles on remet dusucre & de l’eau. L’usage de cetteboisson est salutaire contre lesExhalaisons des mines du Pérou.L’ Apalachine n’est qu’une especede Caffine.
CASSIS. Ce petit arbrisseau,qui croît dans nos jardins, a étévanté autrefois comme une pana-cée universelle. Le discrédit a suc-cédé à l’enthousiasme. On faitsimplement avec son fruit un ra-tafia très-stomachique.
CASSONADE. Voy. Canne
, CASSUMMUNIAR, ou Casminar. Cette racine, que les An-glois apportent des Indes orienta-les , est regardée comme un cor-rectif du Quinquina.
CASTAGNEUX , ou Zou-chet. Cet oiseau aquatique , especede plongeon, vit sur les fleurs &sur les eaux salées, se nourrit deChevrettes, Ecrevisses & petitspoissons , ne s’éleve hors de l’eauque fort difficilement. Une foisdans l’air, il soutient long-tempsson vol, fait son nid dans lesmarais près une petite motte deterre. La chair de cet oiseau, quoi-que gras, a un goût de sauvagine.
CAST1NE. Cette pierre cal-caire , jettée dans les fourneauxdes grosses forges de fer , absorbeles acides du soufre qui est dansle minéral, êc rend le fer aigreìk cassant.
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