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allées j par ses belles grappes defleurs doubles Sc d'un blanc écla-tant. II y a une espece de Ceri-sier sauvage qui nous fournit lebois de Ste Lucie ; voyez ce mot.
CÉTÉRACH, Doradille, Sco-lopendre vraie. Cette plante, especede Capillaire qui croît dans lesmasures Sc fur les rochers, priseen infusion le matin à jeun à ladose de i tasses, réussit merveil-leusement dans la gravelie.
CÉVADILLE, ou petit Orge,La graine de cette plante, quinous vient du Sénégal, abonde enparticules acres, qui la rendentpropre à faire mourir les Poux ScPunaises.
CHABOT, Ane, lite d Ane.Ce poisson se trouve dans les ruis-seaux Sc les fleuves pierreux, setient presque toujours au fond del’eau, se nourrit d’insectes aqua-tiques, sc cache fous les pierres,se laisse prendre difficilement àl’hameçon ; on le prend à la nasse.Les noms d 'Ane , de tête d‘Ane luiont été donnés de la grosseur defa tète.
CHACAL. Cet animal sctrouve en Afrique, en Asie, enBarbarie, en Perse, en Sicile, enArménie. Il est plus fort, plusvigoureux fous les climats les pluschauds. Son poil est quelquefoisd’un jaune dore , ce qui l’a faitnommer aussi Loup doré. Le Cha-cal tient, par son naturel, le mi-lieu entre le Loup Sc le Chien.11 joint à la férocité du Loup uneu de la familiarité du Chien.
1 aboie comme lui > hurle com-me le Loup, va toujours en trou-pes de j o ou 40, Sc quelquefoiszoo, fait la chaste au gibier, à laVolaille , qu’il enleve presque sousles yeux de l’homme. Ces troupesde brigands entrent hardimentdans les bergeries, les étables,|es écuries, emportent quelquesanimaux. A défaut de proie ils
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sc jettent fur les cuirs, harnois,bottes, souliers, pillent tout cequ’ils trouvent à dévorer. Il fautbattre la terre fur les lieux dessépultures, y mettre des épinespour empêcher les Chacals d’yfouiller & de dévorer les cadavres.Lorsqu’ils y ont une fois prisgoût, on les volt travailler plu-sieurs ensemble , gratter les terres8c exhumer les corps avec des crislugubres. Ils suivent les armées ,les caravannes, pour sc nourrirde chair humaine.
CHAIR fossile, ou de montagne.O11 désigne fous ce nom une es-pece d’Amiante à feuillets solides8c épais.
CHAMEAU 8c Dromadaire.Ces animaux ne font qu’une va-riété de la même espece 8c mul-tiplient très-bien ensemble. Ona vu à Paris en 1751, un Chameaumâle 8c un Dromadaire femelle,entre lesquels regnoit la passionla plus tendre. Ce n’étoit qu’af-fection, caresses. L’absence étoitpour eux un tourment cruel. Onvit naître de leurs amours unpetit Chameau. Ce phénomèneest d’autant plus curieux, que lesanimaux naturels aux climatschauds, transportés dans des paysfroids 8c tempérés, y perdent lafaculté d’engendrer. Les Singes,Perroquets 8c autres animaux endonnent des preuves. Le Chameause reconnoît à ses deux bostes furle dos. Le Dromadaire n’en aqu’une. Le naturel de ces animauxest le même, ils sont doux, cou-rageux. La gaieté leur fait sup -porter les plus rudes fatigues.Dans les caravannes, au milieudes sables, il ne faut que chan-ter, siffler, pour les encourager.Les traitements durs les rebutent.Ils ont de la mémoire. Dans letemps du rut, où leur naturel de-vient un peu plus féroce, ils sevengent, saisissent leur conduc-