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le Porte-lanterne ,- voyez ce mot.
CIGOGNE. On distingue plu-sieurs especes de ces oiseaux dontlc plumage est varie. Les Cigo-gnes habitent ordinairement pen-dant l’hiver en Afrique, volenteu troupes, voyagent, font leursnids fur les tours, les cheminées.Le bruit qu’elles font, vient dece qu’elles frappent les deux par-ties de ieur bee l’une contre l’au-tre. La femelle pond i ou 4 oeufs.Le mâle toí^ours fidèle à fa com-pagne, ne ftibandonne point, vachercher 4ft la nourriture, par-tage avec elle les fatigues du mé-nage. Les jeunes Cígogneaux éclosne quittent point leurs pere &mere. C’est l'affectiòn la plus ten-dre. Dans leurs vieux jours ilsvont aux champs pour eux, lesnourrissent. Ces bonnes qualitésont échauffé ^imagination deceux qui en ont parlé. On a vantéleur chasteté, leutreconnoissanceenvers leurs hôtes. Les Cigognesfont respectées. On seroit malvenu en Thessalie, en Hollandeà tuer quelqu’un de ces animaux.La railon la plus vraisemblablede ces égards est leur utilité. Cesoiseaux ne se nourrissent que deGrenouilles , Serpents , Lima-çons. La Cigogne qui fréquenteles marais, plonge dans l’eau pourattraper fa nourriture. La struc-ture des os de Cigognes est admi-rable. Ils fônt plus durs que ceuxdes quadrupèdes, ont la transpa-rence du verre. On s’en sert pourfaire des appeaux. La force del’animal est jointe à la facilité duvol. II y a dans la ze articulationde son aile un artifice singulier.Torsqu’il l’étend, il s'éleve ai-sément dans l’air. En le repliantil s’abaissc. La Cigogne a pourennemis la Chauvt-Souris , 1‘Aigle,le Plongeon, la Corneille.
CIGUE. La nature du fol, ladifférence du climat influent fur
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les corps qui y font soumis. Onvolt avec étonnement que la Ci-guë , poison si connu dans l’A-réopage d’Athenes, n’étoit pasregardée comme dangereuse àRome. On prétend qu’en Lom-bardie les Paysans cn mangeoientfur la salade. Quoi qu’il en soit,on doit toujours ie méfier decette plante. On en distingue deuxespeces, la grande & la petite.Cette derniere fe nomme aussi lePersil des fous. Elle a été fatale àceux qui en ont mangé. L’antidotele meilleur est le vinaigre prisavec de l’oximel en grande quan-tité , afin d’exciter le vomissement.Ce poison dangereux est cepen-dant devenu un remede puissantentre les mains de M. Storck,pour guérir les maladies les plusrebelles. De tels remedes ne peu- .vent être maniés que par desmains habiles. La Ciguë em-ployée extérieurement est résolu-tive, adoucissante. Mêlée avecdes Limaçons pilés lc les farinesrésolutives, elle est très-propredans les accès de goutte & de sida-tique. On ne peut voir la Ciguëfans se rappeller ce trait de he-ctare qui, sans murmurer contrel’injustice de ses Juges, eut lafermeté philosophique d’avaler lepoison qui lui fut envoyé par l’A-réopage. Lorsqu’on vint dans siiprison lui annoncer qu’il avoir étécondamné à mort par les Athé-niens , & eux , dit-il, parla nature.
Ciguë aquatique. On doit feméfier d’autant plus de cetteplante, qu’elle a une odeur aro-matique qui peut la faire confon-dre avec des plantes salutaires,telles que le Calamus aromaticus.Son poison est des plus corrosifs,II déchire & perce les membranesde l’cstonuc-Les remedes les plusefficaces font d’abord les vomi-tifs , ensuite les huileux Lc adou,cjssmts.