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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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que pour voler. D’autres quittentleur logemefct cadavéreux, & secachent sous des feuilles poursubir leur métamorphosé. 11 y ades Cinips qui, dans l’état de ver,ne se donnent aucun logement.Mais auísi leur chrysalide cachéesous les feuilles est couverte d’unepeau plus dure qui la défend del’insulte. Devenus habitants del'air, les Cinips ne vivent plusque pour s’accoupler Se satisfaireau voeu de la nature. Da femellefécondée va déposer ses œufs auxendroits que son instinct: lui in-dique.

CIRE. Voyez Gateaux decire.

CIRON. II y a un grand nom-tre d’espece de ces petits insectes.Les uns Rattachent aux hommes,aux animaux > les autres viventfur les végétaux. Les Cirons pé-nètrent dans la peau, y causentde vives démangeaisons, s’y creu-sent des sillons comme les Taupesdans la terre, se glilsent dans lespieds, les mains. On les trouvedans les pustules de la gale , dansles dents cariées. On peut les enretirer avec une pointe d’aiguillc.Ils restent immobiles. En les ré-chauffant avec l'haleine, ils re-prennent leur activité & courenttrès-vite. 11s se logent austì dansles vêtements des galeux, donton doit s’interdire toute commu-nication. Les odeurs fortes & pé-nétrantes font périr cesespeces deTiques. Voyez, Tiques.

CIRQUINSON. Nom du Ta-tou à huit bandes. Voy. Tatou.

CISTE. II y a plusieurs especesde ces arbrisseaux. Ils croissentnaturellement en Espagne, enItalie, dans les iíles de l’Archi-pel. On peut en élever quelquesespeces dans les bosquets prinra-niers. Ils y font un joli effet parleurs fleurs. L’espece qui croîtgn Candie fournit lç íabdanum,

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voyez ce mot. C'est sur le Cisteque croît la plante parasite nom-mée Hyppocifte ; voyez ce mot.

CISTELE. Cet insecte retiresa tête sous le corselet comme laVrillette.

CITRONNELLE. Voy. Mé-lisse.

CITRONNIER. Cet arbre estoriginaire de Médie & d’Assyrie,réussit très-bien dans les climatschauds, tels que l’Italie , le Por-tugal, la Provence, le Langue-doc. On le cultive à Gcnes avecles plus grands soins. On y compteun très-grand nombre d'especesde ces arbres. Celle qui donne lesCitrons les plus exquis croît dansune plaine entre Pise & Livourne.Transplantée dans tout autre en-droit , les Citrons n'ont plus leurparfum si délicieux. On vend lesCitrons de Florence jusqu'à y o f.On envoie les plus beaux en pré-sents dans les Cours de l’Europe.Cês fruits offrent plusieurs jeuxsinguliers de la nature. On en voitde contenus l’un dans l’autre. Onprétend qu'il y en a qui font par-tie Citron , partie Orange. Ceuxqu’on nomme à la Chine main deDieu , ont la forme d’une mainqui se ferme. On les estime sin-gulièrement pour leur beauté Scpour leur odeur. Le soc de Ci-tron est rafraîchissant , il entredans la limonnade. C’est un excel-lent anti-scorbutique. On fait,avec les zestes , l’eau de Citron-nelle. L’huile essentielle de Ci-tron, dissoute dans de l’esprit-de-vin au point d’un aromate agréa-ble , est Y Eau sans pareille. UnCitron lardé de clous de GirofleSc présenté fréquemment à l'o-dorat , garantit de l’air conta-gieux. Le Cédrat est une especede Citron. A Rome, on faisoit,avec le bois de Citronnier bienondé St garni de nœuds, des tneq-blçs fort chers,