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renfermés, se métamorphose, ensort avec des étuis d’une richecouleur & d’un beau dessein. Leursolidité lui sert de bouclier con-tre l’aiguillon vengeur des Abeil-les. 11 passe le reste de fa vie à vol-tiger fur les fleurs. On trouved'autres especes de Clairons furle Réséda Se autres plantes.
CLAVES , Clefs. Le soin duménage a été de tout temps l’a-panage des femmes. Chez les Ro-mains , le mari remettoit les Clefsentre les mains de la femme , lepremier jour des noces. C'étoittout à la fois une marque deconfiance Sc l’emblême de l’auto-rité partagée. S‘il furvenoit un di-vorce , la femme renvoyois lesClefs au mari. On voir encoredans notre ancienne Jurispruden-ce , quelques traces de ces usagesempruntés des Romains. Les fem-mes jettoient les Clefs fut la tombede leurs maris, en ligne de re-nonciation à la communauté.
CLÉMATITE, ou herbe auxgueux. Les feuilles de cette plantecontiennent un suc acre 8c mor-dant. Les pauvres, pour exciterla compassion , s’en frottent lesjambes. Elles paraissent rouges,enflammées, comme ulcérées. Unpeu d’eau fraîche ou une décoc-tion de Poirée dissipe, lorsqu’ilsle veulent, ce mal plus effrayantà la vue que dangereux. La Clé-matite croît fréquemment dansles haies. Sa fleur est odorante. Seshouppes de graines fur ces arbus-tes dépouilles de feuilles, fe pren-nent de loin, fur la fin de l’au-tomne, pour des fleurs. On em-ploie les tiges sarmenteufes de laClématite à faire des paniers 8cdes ruches pour les Abeilles. II ycn a une efpece à fleurs bleuesdoubles charmante par la quantitéde fleurs dont elle fe couvre dèsle mois de Juin. Elles fe renou-velle nt pendant P espace de deux
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mois. On peut en former de jolisberceaux 8c portiques. Cet arbustefe multiplie de bouture. II feroità souhaiter que l’especc à fleursrouges 8c doubles qu’on éleve enAngleterre, fut plus commune.Elle réunit les mêmes avantages.La Clématite d'Efpagne porte unfeuillage d’un verd tendre. Elle feconserve difficilement.
CLONISSE, ou Couloir. Cecoquillage , de la famille des Ca-mes , fe tient enfoncé dans lefable. Les femmes le pêchent avecune beche recourbée. 11 s’en faitune grande consommation pen-dant le Carême à Bordeaux 8cdans les campagnes voisines. Onen envoie dans des barils jusqu’*Toulouse 8c en Languedoc. Lachair en est bonne, saine 8c dé-licate. Elle se conserve trois se-maines pendant l’hivct. Les Nè-gres du Sénégal la mangent cuitefous la cendre.
CLOPORTE. II y a plusieursespeces de ces insectes. Les unshabitent dans des fentes de mu-railles, de croisées, d’autres furles arbres , d’autres dans les eauxsalées , voyez Oscabrion ; d’autresdans les eaux douces, voy. Aselle.Le Cloporte des bois fe roule enboule dès qu’on le touche. On lenomme Cloporte armadille. D’a-près les observations, on peut pré-sumer qu’il y a des Cloportesovipares 8c de vivipares. On en avu sortir au microscope d’un Clo-orte mort, un très-grand nom-re à la file les uns des auttes. Uaautre observateur a vu sortir d’unemere un filet blanc, à chaquecôté étoient attachés comme parun fil de petits œufs. Le filet com-mun se desséchois; les . jeunesCloportes fe développoient. Ainsifixés fur leur mere, elle les portependant quelque temps fur sondos. Le filet étant entièrementdesséché, ils fe détachent, des-