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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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cendent & vont chercher leurnourriture. On observe quelque-fois dans les fourmillieres de jeu-nes Cloportes tout blancs qui yont passé l’hiver dans des peintresde Fourmis entassées.

CI.OUS de Girofle.V. Girofle.

CO de la Chine, Cette especede Lierre, roui 8c dégagé de sapremiere peau, fournit par laseconde un chanvre qu’il n’estbesoin de battre, ni de filer. O 11en fait, en le divisant à la main ,une toile fine 8c fraîche connuesous le nom de Coupon.

COA1TA. Grande espece deSapajou dont le corps est effilé,velu & mal proportionné dans sesmembres. On en voir de noirs 8cde blancs, les uns barbus, d’autresfans barbe. 11s font assez communsdans la Guiane, au Pérou , à Pa-nama. Ces animaux vivent en so-ciété, ont un certain dégré d’in-telligence , beaucoup d’adresse,se nourrissent de poissons, deVers, d’infectes, 8c fur-tout defruits. Les Huîtres font fort deleur goût. Lorsque la marée s’eslretirée , ils viennent fur le riva-ge, prennent une Huître, la po-sent sur un rocher, la frappent àcoup de pierre, brisent l'écaille& mangent le coquillage. Ces Sa-pajous ne font pas un accueil hon-nête au voyageur qui traverse lesbois : les uns font mille contor-sions, mille postures grotesques,d’autres grincent des dents, fontdes grimaces de possédés, sautentde branches en branches, 8c tâ-chent de pisser fut le nez du voya-geur. Leur queue susceptible decontraction à son extrémité, estpour eux une cinquième maintrès-adroite ; ils s’en fervent pourpécher , attirer les corps environ-nants , se suspendre aux branches.Ces Sapajous à queue prenanteont recours à une industrie singu-lière pour traverser une rivière.

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Ils se tiennent tous par la queue,forment une chaîne, se balan-cent. Dans le plus fort mouvementde l’oscillation, le dernier de lachaîne saisit une branche d’arbrede l’autre côté de la rive, & attireà lui toute la troupe; les derniersen font quittes pour être un peumouillés. Les femelles ne fontpoint sujettes à l’écoulement pé-riodique. Elles ne produisent or-dinairement qu’un ou deux petits,les portent toujours fur le dos,ce qui n’ôte rien à leur agilité.Le Coaita devient familier, ca-ressant; son naturel est doux 8cdocile. II ne soutient point lefroid de nos climats. On trouvedans ses entrailles nombre de versqui ont jusqu’à huit pouces delong. Sa chair cependant est ex-quise , sur-tout lorsqu’il a mangébeaucoup de fruits murs.

COATI. Cet animal habite lesclimats méridionaux de l’Améri-que. II se tient aisément deboutlut ses pattes de derriere , peutmouvoir son museau en tout sens,est fort rusé, vit de petits ani-maux , les attrape avec l’adressede la Fouine & du Renard, mangeles œufs des oiseaux, se défendvigoureusement contre les Chiens,les tue. Les habitants de Guianefont cas de fa chair. Cet animal aune particularité qui lui est com-mune avec les Singes, les Makis.Il s’amuse à ronger l’extrémitede sa queue. Ces parties éloignéesdans ces animaux du centre de lacirculation, ne font donc plusdouées de sentiment. Sans cela ,le plaisir qu'ils ont à ronger scioitsuspendu par la douleur.

COBALT, ou Cobolt. Cettemine contient du régule de Co-bolt, est minéralisée par diversesmatières, telles que le bismuth,P argent, le soufre 8c Parscnic. Laterre métallique du Cobolt mê*lée avec de l’alkali fixe Sc dei