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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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matières vitrifiable*, donne unverre bleu connu , suivant la quan-tité des mélanges, fous les nomsde Bleu d’Email , Safre , Smalt ,verre de Coholt. On emploie cebleu de Cobolt pour peindre lesémaux, !cs porcelaines. La cou-leur en est belle , fixe , inaltéra-ble. Les mines de Cobolt fontassez rares. Jufqu’a présent il pa-roît qu'on n’en a trouve qu’enSaxe & dans les Pyrénées. LesChinois en ont chez eux, à enjuger par les beaux bleus de leurporcelaine. Cependant, soit ra-lentiíîement dans le foin des fa-briques , soit que les veines deCobolt actuel ne soient plus llbelles, le bleu de leur nouvelleporcelaine est bien inférieure àTancienne. Le régulé de Coboltdiiïous dans seau régale, affoi-blie ensuite avec de seau pure,forme une encre de sympathietrès-curieuse : récriture n’est pasvisible. Pour la lire, il ne fautqu'approcher la lettre auprès dufeu, récriture paroít alors en ca-ractère d'un beau verd. En refroi-dissant , les caractères disparus-sent. On les fait reparoître par lemême procédé, toutes les foisqu'on le désiré. Si on échauffetrop la lettre, les parties colo-rantes fe diílìpcnr ou s'altercnt,& les traits difparoiflent pour tou-jours. On pourroit faire des écransdont l'efquiffe ne prefenteroit quedes arbres dépouillés, tableau dutriste hiver. En les mettant de-vant foi pour fe garantir , on voitles arbres s'orner de feuilles, &Jes tapis de gazon fe couvrir deH verdure du printemps.

COBRA de Capello. Quand ceserpent des Indes est irrité , lapeau de fa tête s’étend. Il res-semble, en quelque forte, à unEcureuil volant prêt à faire unsaur. Son croassement est sembla-ble à celui de la Grenouille. Son

coc

poison est si subtil, qu’ltn hommemordu par ce serpent, meurt peude temps après dans des convul-sions.

COCA , ou Cuca. Les habi-tants de l'Arnérique méridionalemêient les feuilles de cet arbris-seau avec des écailles d’Huîtrcscalcinées. Ils en font des pastillesqu'ils mâchent pour fe rendreagréable, comme les Orientauxfont avec le Bétel; voyez ce mot.

COCAGNE. Nom que l’ondonne aux pains de pastel qu’onemploie en teinture. V. Pastel.COCCINELLE. Petit Scatabé

hémisphérique fort connu des en-fants fous le nom de Bête à Dieu ,yache à Dieu , & ses étuis tantôtrouges ou blancs avec des pointsnoirs , tantôt noirs avec des pointsrouges , tantôt bruns , tantôt vio-lets & de différentes nuances,ont l’éclat & le brillant de l’écail-le. Les femelles fécondées par lesmâles , déposent leurs œufs , quidonnent naissance à de petits verslents dans leur marche , ennemisdes Pucerons. On trouve ces versfréquemment fur les feuilles d’ar-bres chargées de Pucerons. Cesvers prêts à fe métamorphoser,se fixent sur une feuille pat lapartie postérieure de leur corps,fe courbent, fe gonflent, formentune efpece de crosse. Leur peaus’étend, fe durcit, au bout de I ç/ours la chrysalide se fend fut ledos. L’insecte parfait reçoit lesimpressions de Pair, qui donneplus de consistance a ses étuis. IIvole rarement, & ne se soutientpas long-remps en Pair. Des dif-férentes larves de Coccinelle , laplus curieuse est le Hérijson blúnc;voyez ce mot.

COCHÊNE. Vov. Cormier.COCHENILLE.' Ce gented’insectes disse te du Kermès, ence que la femelle conserve laforme animale lorfqu’elle est des-