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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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sens. Aussi la nature l’a - t - elleorganisé pour être un excellentpêcheur. 11 plonge , vogue sousl’eau avec une vitesse incroyable.Cet avantage lui vient de ce queses 4 doigts font unis par unemembrane, au lieu qu’il n’y aque ; doigts d'unis dans les au-tres palmipèdes. L’ongle du se-cond doigt est dentelé commeune scie. Le Cormoran en retientplus facilement le poisson , dontles écailles font glissantes. Ses pat-tes font tournées en dedans, aucontraire des autres oiseaux quinagent. 11 tient sa proie dans unepatte. L’autre, qu’il peut placer di-rectement fous le ventre, fait l’effetd'un gouvernail. Elle feule le con-duit à bord. Disposée autrement,l’oiseau ne feroit que tourner. 11saisit aussi le poisson avec son beccourbé & tranchant. S’il l’attrapepar derriere ou fur les côtés ,comme les nageoires & les crê-tes des écailles pourroient l’em-pêcher d’entrer dans son gosier,il jette le poisson en l’air, luifait faire un demi tour ; le pois-son retombe la tête la premiere ,& l’oiseau le reçoit avec adressedans son large gosier susceptiblede dilatation. L’homme indus-trieux a su profiter des talents duCormoran. On en a fait à laChine, d’excellents pourvoyeurs.On leur donne le nom de Lowa.On les dresse à la pêche commenous dressons nos Chiens à la chas-se. Un seul conducteur commandeà un cent de ces oiseaux. On lesplace fur les bords d’un bateau,on va au lieu de la pêche. Lesignal donné , ces oiseaux partent,se dispersent, cherchent tantôtau fond des eaux , tantôt à lasurface, voguent, plongent avecrapidité. Chacun saisit sa proie,la rapporte à son maître. Ils seréunissent plusieurs, poursuiventH n gros poisson, le prennent, Sc

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tous de concert, le ramènent àla barque. On leur présenté desperches pour monter. 11s ne quit-tent point leur proie , qu’elie nesoit entre les mains du conduc-teur. Pour ne pas les laisser suc-comber à la tentation de mangerle poisson dc la pêche , on leurpastè un anneau par le col. Au-trement, étant rassasiés, ils n’au-roient plus, ni ardeur, ni cou-rage. C’est ainsi qu’on dresse quel-quefois des Loutres pour la péphe.Quoique le Cormoran ne se nour-risse que de poisson , sa chair n’estpas bien bonne.

CORN ALINE, pierre de Sarde.On distingue les Cornalines enOrientales & Occidentales. LesOrientales font plus dures. Lesplus parfaites approchent de latransparence & de la couleur duGrenat. Elles font très-rares, 8cne se trouvent qu’en Perse. LesCornalines font sujettes à toutesles variétés de l’Agate. C’est unematière silicée, colorée par dessubstances métalliques. La Cor-naline herborisée, est plus esti-mée qu’une Agate de même na-ture. Ces ramifications rouges sedétachent admirablement sur cefond blanc. On fait avec les Cor-nalines plusieurs petits bijoux. Lesjeux de la nature leur donnentplus ou moins de prix.

CORNE d'Ammon. On trouvede ces coquillages fossiles de tou-tes fortes de grapdeurs depuis unetoise de diamètre, jusqu’à une pe-titesse si grande, qu’on ne peutles appercevoit dans le labié, qu’a-vec un microscope. Ces fossilesfont très-communs. En Bretagne ,en Bourgogne, à Caen, en Guien-ne, la terre en est jonchée, leschaussées , les grands chemins enfont construits en partie. On neretrouve point dans les mers l’arnalogue vivant de ces coquilles,sur tout des grandes cspeces. Les