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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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COR

On en trouve de foslîles qu’onnomme Volutites.

CORNICHONS. Voyez CON-COMBRE.

CORNOUII.LER, ou Cor-nier. Cet arbre est robuste, croîttrès-lentement. Aullî son boisest-il très-dur, d’un excellent usa-ge. On le multiplie de semences,de rejetons. 11 peut servir à gar-nir les palissades ombragées, croîtà sombre des autres arbres, souf-fre la taille même sans risquepour sa fleur. On peut, dit-on,confire les Cornouilles commeles olives. On fait de ce fruitmûr des confitures aigrelettescomme celles de l’Epinevinette.On distingue plufieurs especes deCornouillers par la couleur, laforme de leurs fruits ou de leursfleurs.

•COROSSOL. Voyez Cœur

de Boeuf.

CORPS rèticulaire. Voyez Té-gument.

COS. Voyez Pierre à aigui-fer.

COSSON. Efpece de Charan-son, qui attaque les pois , les fè-ves, même le bled. Voyez Cha-

RANSON.

COSTUS. On a désigné sousce nom les racines de plufieurs es-peces de plantes différentes.LeCof-tus des anciens étoit très-odorant.On le brûloir comme encens. Onnous envoie un C ost us qui croîtà Malabar, au Brésil, à Surinam,dans l’Arabie heureuse. II a uneodeur de violette très - agréable ,un goût acre de Gingembre mêléd’un peu d’amertume. On P em-ploie en Pharmacie. La racined’Aunée, sechée & gardée pendantlong-temps > perd son odeur fortenaturelle, & se rapproche alorsbeaucoup de celle du Costus.

COTONNIER. Cet arbre croîtdans l'un Sc l'autre Inde. On eudistingue de plufieurs especes ,

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les unes en arbre, d’autrcs her-bacées & annuelles. Les Coton-niers ne demandent presque pasde culture. Leurs gousses rondescontiennent des semences enve-loppées par des aigrettes de co-ton. Le Coton de pierre est ce-lui où les graines, au lieu d’étreéparles dans la gonflé, font ra-massées en tas dans le centre, ser-rées & enveloppées du duvet. C’estla plus belle efpece. O11 en élevsbeaucoup à la Martinique & dansplusieurs de nos autres Isles Fran-çoises. On cultive aux Antillesle Cotonnier de Siam. Le cotoncn est d’un beau jaune, d’unctrès-grande finesse. Les ouvragesfaits de ce coton font très-estimésà cause de leur belle couleur na-turelle. A la Chine , on seineaprès la récolte, le Cotonnier her-bacé. Peu de temps après, on enretire le Coton. Dans les Isles ,on ne laisse monter les Coton-niers qu’à la hauteur de 8 ou 10pieds. Tous les trois ans, 011 lescoupe raie terre. Ils poussent denouveaux jets. La récolte en estplus belle, plus facile. Elle sefait en été ôc en hiver. La pre-mière est plus abondante. On ra-masse toutes les gousses, lors-qu'elles font mûres ; on les metdans un panier. On les expose ausoleil, pour qu’elless’ouvrenr. Onles porte au moulin qui séparela graine du coton. O11 en fait de*balles de zoo jusqu’à 500givres.Quelle industrie singulière dansla maniéré de le préparer ! Quelledifférence de la toile , de la fu-taine, du basin, du velours decoton, de la tapisserie > à cesmousselines fines le chef-d’œuvrede fart ! Le choix des cotons, l’in-dustrie, nous procurent ces richesvariétés. On en a fait des bas dupoids de 1 onces, I! beaux, qu’onles a vendus jusqu’à Lo & 80 liv.O11 retire auslì du coton des ar-