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Manuel du naturaliste : ouvrage utile aux voyageurs, & / [Henri Gabriel, Duchesne ; Pierre Joseph Macquer]
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COUIS. Ces* vases font faitsavec les fruits du Calebajfter d’M-mérìque ; voyez ce mot.

COULANT. Ce poisson d’eattdouce est commun à Cayenne.II habite le limon, se cache dansla vase, y trouve sa nourritute.Comme il ne vient point à la sur-face de l’eau , on ne peut l’eni-vrer comme les autres poissons.

COULEUVRE. Cette especede serpent est très-variée. II y ena dans presque tous les pays.Notre Couleuvre habite les bois,les lieux humides, se nourrit deCrapauds, de Lésards, de Gre-nouilles, de Souris. Son œso-phage est susceptible d’une sigrande dilatation, qu’elle avaleces animaux en entier. La Cou-leuvre change de peau tous lesans dans.fêté. Eriande de lait,on l’a vu s’introduire dans les éta-bles, s’entortiller aux jambes desVaches & leur sucer le lait. Cereptile ovipare lance avec rapi-dité une langue fourchue, ef-frayante, mais trop molle pourfaire aucun mal. Sa morsure isestpoint dangereuse. On prétendcependant que lorsque ranimaiest irrité, elle peut occasionnerun peu d’inflanunation. L’eau deLuce 6c les alkalis volatils sontdes remedes assurés. Une Dameavoir élevé une de nos Couleu-vres ordinaires. Sensible à fa voix,le reptile obéissait à ses ordres,lui témoignoit de Faffection, s’en-torrilloit autour de les bras, seîeposoit sur son sein , se cachoitsous ses vêtements. Lorsque cetteDame alloit en bateau, l’anitnalla suivoit à la nage.

Couleuvre d’eau , ou Serpentd’eau. Voyez Charbonnier.

Couleuvre de S. Domlngue. Ondit qu’elle s’entortille autour desPoules 8c volailles, les ferre avectant de force, qu’elle les faitpérir.

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Couleuvre de Malabar. Ellesne font nullement dangereuses.Les Indiens les mettent quelque-fois dans leurs chemises pour serafraîchir. Us les élèvent dans destonneaux, leur font un lit. A lavoix de leur maître , elles en sor-tent, s’élancent fur lui, le ca-ressent, s'entrelassent autour deson col. On leur donne à man-ger, & elles rentrent dans leurretraite.

Couleuvre des Moluques. II yen a qui ont jusqu’à .51 pieds delongueur. Elles sont dangereuses,avides de chair humaine > friandesde poissons. Leur maniéré de pê-cher est singulière. On prétendqu’elles mâchent de l’herbe, seplacent fur un arbre au bord d’unvivier, dégorgent l’herbe dansl’eau. Le poisson vient pour lamanger. Elles s’élancent dessus yle saisissent, le dévorent. Lors-qu’elles ont manqué leur proie ,elles l'attendent avec patience.-Le poisson enivré vient bientôtflotter fur les bords.

COULEUVRÉE, ou Vigneblanche. Voyez Bryonne.

COULILAWAN. Cette écor-ce , que l’on tire d’un arbre quicroît aux Moluques, tient de lanature du Girofle & de la Can-nelle. C’est une nouvelle épiceriedont les Hollandois font usage.Us en retirent, par la distilla-tion , une huile qui passe pourde l’huile de Girofle. Elle estpuissamment incisive. Appliquéeextérieurement, elle est très-pro-pte pour les fluxions, douleursde rhumatisme. Les Indiens s’cnoignent le corps pour se parfu-mer & dilsiper les douleurs qu’ilscontractent en couchant la nuiten plein air. Cette écorce estgommo-résineuse , dissolusse par-tie dans l’esprit-dc-vin, partiedans l’eau. Une demi-livre d’é-eorce ne fournit que demi-gro*