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d'huile à la distillation. Les ra-cines de l’arbre ont l'odeur Sciesqualités du Sassafras.
COUPA1A. Cet arbre croît àCavenne. C'cst un faux Simarou-ba. 11 n'en a pas les qualités. V.Si.mab.ouba.
COUPEROSE. V. Vitriol.
COUPEUR d’eau. Espece deMouette remarquable par la par-tie inferieure de son bec, beau-coup plus longue que la supé-rieure.
CO U P Y. Cet arbre est ainsinomme a Cayenne de fa pesan-teur. 11 est excellent pour la bâ-tisse. Son bois tortueux présentedes courbes toutes faites pour laconstruction. On emploie les éclatsde ce bois pour précipiter les fé-cules de Rócou Sc d'Indigo.
COURATARY. Espece deLiane qui croît à Cayenne. L'é-corce eu seroit propre à faire dutan. Le bois fendu fait d’excel-lents cerceaux. Les feuilles, ru-des comme de petites limes, fer-vent à polir.
COURI5ARIL. Arbre des plushauts Sc des plus gros de l'Amé-íique. Son bois sert à faire detrès-beaux meubles Sc des rou-leaux pour les moulins à sucre.Les Nègres font d’assez beau 8cmauvais pain avec son fruit, dugoût Sc de la couleur de pain d'é-pice. L’arbre donne, dans fa vieil-lesse , une gomme ou résine dureSc transparente qui rend, au feu,une odeur fort agréable.
COURGE , ou Calebajse. Ondistingue plusieurs efpeces de cesplantes, dont les fruits diffèrentun peu dans la forme. La pulpede ce fruit est fade, mais rafraî-chissante. On ordonne i’eau deCourge comnie l’eau de Pouletou de Veau.
COURLIS. Voyez Corlieu.
COURONNE Impériale. Lesfleurs de certe plante ont quelque
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chose de majestueux. On la cul-tive pour fomentent. On prétendque toute la plante est dangereu-se, Sc que la racine est un poisonausli funeste que celui de la Ciguë.
COUROUCA. Cet arbre croîten Amérique. Les Perroquetsfont très-friands de son fruit moi-tié rouge & moitié noir, de lagrosseur d’une Aveline.
COURT1LLIERE. VoyezTaupe-Grillon.
COUSIN. Ces infectes, tropconnus par les piquures Sc lesdémangeaisons cruelles qu’ilsnousoccasionnent, présentent l’histoirela plus intéressante. Avant dedevenir insectes volants, ils ontété en quelque forte poissons,fous deux formes différentes. Onpeur observer, dans des eaux sta-gnantes , depuis le commence-ment de Mai jttfqu’à f hiver, depetits vers la tête en bas , la par-tie postérieure à la surface de l’eau.De cette partie sort de côté uneespece d’évent ou petit tuyau évaseen entonnoir. C’est l’organe dela respiration. La tête est arméede crochets qui servent à saisir lesinfectes Sc les brins d’hcrbes dontil fe nourrit. Aux côtés font qua-tre petites nageoires , à l'aide def-quellcs l’infecte va, vient, fe pré-cipite au fond des eaux. Ces versrestent fous cette forme pendantiy jours ou trois semaines. Aubout de ce temps, ils fe changenten nymphes. Toutes les partiesde l’infecte ailé fe distinguent fa-cilement à travers le voile quiles couvre. Ces nymphes fontroulées en spirale. L’organe de larespiration a changé de place Sc dcforme. Ce sont deux tuyaux prèsde la tête qui occupent la placedes stigmates, par lesquels l’in-fecte aile doit respirer un jour.Est-il un spectacle plus agréableque d'obfcrver dans un baquettous les mouvements de ces in-festes ?